Cette année, on a un peu dérivé de la tradition : le 19 octobre dernier, 🎃 pour la toute première fois, Les Petites Frousses, Ars Moriendi et Distorsion ont uni leurs forces pour un épisode spécial Halloween en direct à Montréal ! 🕸️ Les spectateurs ont plongé au cœur d’histoires réelles et effrayantes… 👻 Bonne écoute terrifiante !

Épisode
TERREUR - Spécial Halloween LIVE à Montréal (19 Oct 2024)
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One, two, one, two! Oh, bonsoir! Vous m'entendez bien?
Yes! Merci!
On accueille sur le stage! Bienvenue à ce spécial Halloween!
Les petites frousses!
À gauche, Seb de Distorsion
et Simon Predge, l'art cimoriendi, qui se joint à nous tranquillement.
Bonsoir tout le monde!
Bonsoir, bonsoir!
Bienvenue à ce spécial Halloween!
Est-ce que je peux vous raconter comment cette idée est venue?
Of course! Vous n'avez pas le choix de répondre, oui, franchement!
Dans le fond, ce qui s'est passé, c'est que nous, les petites frousses,
Félix, Catherine et moi, joignons.
Bonsoir!
Je me suis dit, il serait temps en fait quatre ans de faire des lives,
mais là à Montréal, il fallait faire de quoi en grand?
Il fallait faire de quoi pour l'Halloween?
Et qui d'autre que les gens qui ont parti une tradition de faire des lives à l'Halloween?
Je me suis essayé de m'accruster dans leur spécial Halloween, dans le fond.
C'est un peu ça que j'ai fait.
Bien, tu as callé un événement où tu voulais nous inviter,
puis on a dit, bien, pourquoi on ne fait pas juste le spécial Halloween?
Voilà! Je veux s'inviter.
Fait qu'on est là!
C'est un peu ce qu'on a fait avec la fontanienne.
Et rentrée de force!
Oui, puis c'est la première fois que vous le faites en live,
Nice Bobo, devant vous, à Montréal.
Fait que ça, c'est quand même très nice.
Puis je peux-tu juste dire qu'on a des autres podcasters dans la salle?
Captives?
Wouh!
On a Krim Glacier!
Podcast Montant, si vous connaissez pas ça, allez vous abonner, il follow back.
Mais non, c'est pas vrai, peut-être.
J'ai-tu eu de la pression?
Fait qu'ensuite de cela, quoi d'autre à dire?
Qu'on est contents d'être là.
Puis qu'une partie des bénéfices va aller à meurtres et disparitions irrésolues du Québec.
C'est grâce à vous!
Oui!
Faut que ça serve à quelque chose.
Quand même!
Puis là, on voit du beau petit linge au travers, la petite munch,
mais y a-tu du monde de déguisé pour le spécial Halloween?
Pas nous, en tout cas.
Ok, bon, on va commencer.
Non, mais on a des gens ici qui ont été thèmes Halloween.
Quand même, ils sont thématiques.
Oui, quand même.
Et puis là, on a une surprise, tout le monde.
Regardant-tu vos chaises?
Non.
Y a rien!
Aïe!
Quand même!
Surprise!
Bon, fait que je pars sur le bal.
Moi, je serais à avoir un peu peur où t'as de quoi dire avant.
Je tiens à dire que là, on est six noix.
On va faire notre possible.
Pas trop s'entrecouper, mais je pense qu'on est capables.
On est capables!
On est capables!
C'est quand même un défi, là.
On a commencé cette tradition-là pratiquement dans nos cuisines.
Oui, c'est vrai!
Dans notre sous-sol, justement, avec Simon qui nous rejoignait de temps en temps.
De son sous-sol au nôtre.
Puis là, on voit déjà qu'on a monté un petit peu plus haut que le sous-sol.
Ici, dans cette salle de prestige.
Magnifique!
Oui, aussi.
C'est comme si on vous invitait dans notre cuisine pour ce spécial Halloween.
Ça ressemble à ça avec la table.
Mais tu sais, moi, ce que je trouve le fun du spécial Halloween,
c'est qu'on a parti ça justement pour s'amuser.
Juste parce qu'on s'aimait bien.
Oui, on s'aimait.
Parce qu'on est des amis pour vrai.
Je les vois moins, là.
Ils habitent un peu plus loin.
Ils nous aiment pas, ben ben.
Les gens d'Angers, malaises.
Non, non, mais on est amis parce qu'on est obligés.
Allez, Facebook!
Pas du tout.
Mais nous trois, on est de Montréal.
Donc on est vraiment amis.
On va prendre un verre de temps en temps.
Je vais aller au hockey avec Seb.
Fait qu'on a juste fait le spécial Halloween à la base
parce que ça nous tentait de faire des épisodes ensemble.
Mais on pensait pas que ça deviendrait la fameuse tradition.
La tradition que c'est devenu.
On reçoit tellement de commentaires sur ces épisodes-là.
Merci énormément.
On pensait pas que ça vous ferait triper autant.
Mais on a bien du fun à le faire.
On a fait un spécial Noël aussi une fois,
mais ça, c'est pas devenu une tradition.
Non, on avait de la misère.
Vous en avez jamais entendu, je dois dire, un spécial Noël?
Il est là dans nos archives.
La première ou deuxième année.
Mais c'est déjà terrifiant, Noël.
On n'a pas besoin d'en ajouter.
Non, c'est ça, exact.
C'est sûr que ça coûte cher et ça fait peur en crise
dans cette inflation-là.
Mais bon.
Fait que...
C'est quoi le concept, Joannie, de cette soirée?
Le concept, ben je pense,
c'est que nous, on fait nos histoires de frousse.
C'est un peu comme faire un melting pot de pas-de-cache.
Un medley, c'est un medley.
Toi, tu fais Ars Morandi, mais en live.
Fait qu'on s'attend que ça va être un peu gory.
On le sait tous, là.
Puis il va avoir les histoires de distorsion.
Je pense que c'est un peu cabaret des mystères
que vous faites.
J'ai-tu dit bon nom?
C'est dans le même pseudone,
le cabaret des curiosités.
Excusez-moi.
Cabaret des mystères.
Malade, on va se parler après le show.
Suis le texte.
C'est un peu ça que je dirais que c'est le concept?
On a six histoires qu'on ne connaît pas.
Chacun qu'on ne s'est jamais rencontré.
Il n'y a pas de général ici, je tiens à le dire.
Personne n'a entendu l'histoire des autres.
Fait qu'on va entendre chacun nos histoires
pour la première fois.
Ça part maintenant.
Ça part maintenant.
J'ouvre mon couvercle.
Je viens de mon mot de part.
Excusez-la.
OK, je suis partie.
Première histoire de Christelle,
qui est supposée être là.
C'est qui, Christelle?
Elle nous a choqués.
D'ailleurs...
Ah! Elle est là!
C'est possible.
Viens la lire sur scène.
Christelle!
Viens la raconter!
Mais non.
Christelle est là.
Nous, c'est des histoires de frousse
et nos auditeurs qui nous envoient ça.
On les raconte.
D'habitude, je ne les lis pas, je vous jure.
Mais cette fois-là, je me lâche l'ous
et j'ai eu des frissons dans le dos.
Mais là, j'ai peur de trop la vendre.
Je vais juste la lire.
On bafoue, en passant.
C'est live.
Il n'y a pas de cote.
Parle pour toi.
Je vais te supprimer sur Facebook en partant.
Tu n'auras pas ton virement.
Donc, l'histoire de Christelle part en disant...
Bonjour, Joannie, Félix-Antoine et Catherine.
Désolée, les boys.
Salut, Christelle.
Malaisse. Bonjour.
En tout cas...
À force d'écouter les épisodes d'histoire de frousse,
vous m'avez donné envie de vous partager mon histoire.
Il peut nous arriver bien des choses dans la vie,
heureuses ou malheureuses,
mais celle-ci demeure la seule qui me soit arrivée personnellement
et qui reste inexpliquée.
Ça continue à me troubler 20 ans plus tard.
À port-bain, l'histoire, ce que c'est.
C'est ce que j'ai choisi.
J'avais 17 ans en 2003.
J'habitais avec ma mère, ma belle-mère et ma petite sœur
dans un grand plein-pied de le style 70s du vieux Longueuil.
J'adore.
Cute.
Oui.
Une maison tout à fait normale dans un quartier tout aussi normal.
Il y avait trois chambres à l'étage et deux au sous-sol.
En y aménageant, ma sœur et moi,
on avait choisi les chambres du sous-sol puisqu'elle donnait
sur une grande pièce avec une fenêtre qu'on avait transformée.
Une fenêtre?
Qu'on avait transformée en salon.
Je dirais que c'est une pièce.
Sûrement.
J'aimerais faire une correction.
Une pièce qu'on avait transformée en salon.
Ah, une grande pièce avec une fenêtre.
Je viens de comprendre.
Excusez-la.
C'est ça qu'on coupe au montage.
Juste pour elle et moi.
Parfait setup pour des ados en quête d'autonomie,
entre parenthèses.
Haha.
Je ne suis pas une personne particulièrement sensible
aux impressions étranges ou qui ressent des énergies spéciales,
surtout pas à cet âge-là.
Je n'écoutais pas encore de True Crime non plus à l'époque,
donc mon cerveau n'était pas porté à me faire des peurs sans raison.
Je dirais que j'étais même assez brave et presque insouciante.
Je revenais tout seul à pied et tard le soir
de mon petit boulot d'étudiante sans avoir peur.
Dans le coin du métro Longueuil, ce n'est pas peu dire.
Je n'ai pas la référence, fille de Québec.
Je n'ai pas la référence.
Comprenez-vous.
Ah ben regarde, c'est beau.
On est à Montréal.
Ça tombe bien.
Ça, c'est les real.
Chris, let's go!
Je ne pourrais pas me rappeler de la date exacte,
mais c'était quelque part entre Noël et le jour de l'An.
Il y avait pas mal de neige, évidemment.
On revenait toutes les quatre d'une soirée chez de la famille.
Il était tard.
Mes mums et moi sont allés dormir.
Ma soeur a suivi quelques minutes plus tard,
mais moi, j'étais sur un haï.
Je n'avais pas envie de dormir du tout.
Je me suis donc installée dans notre petit salon
pour commencer le film que je venais de recevoir
en DVD à Noël, le premier Spider-Man.
J'aime tellement mes références.
J'ai adoré.
On dirait que ça me place, ça me met dans l'histoire.
Déjà les poils de chérisse avec le beau Tobi.
Bref, feu à tant peu, j'ai pas dit ma ligne.
Rendue quelque part au milieu du film,
j'ai ressenti la forte impression d'être regardée.
Je me suis retournée, puisque la chambre de ma soeur
et l'escalier menant l'étage me faisaient dos.
Hum, vulnérable, je dirais.
Ça, c'est pas dans le texte, c'est moi.
Bref, personne au pied de l'escalier
ni la porte de la chambre de ma soeur.
J'ai repris mon film en me disant
que je devais commencer à être fatiguée,
mais le sentiment d'être regardée persistait.
Je me suis donc levé les yeux vers la fenêtre
et je l'ai vue.
Il y avait un homme acropi à la fenêtre.
Le visage près de la fenêtre de la vite.
Il me regardait fixement, les yeux insistants.
J'ai senti qu'il savait que je l'avais vue,
mais il ne bougeait pas d'un poids.
Il y a du culot, le tabac.
OK, attends, il était au bord de la fenêtre?
Il était au bord de la fenêtre, ma belle.
Il te voit? Il se voit là. Il se regarde.
Il a une connexion.
Il est comme pfff, m'en fous.
T'sais, imagine.
Je peux pas être comme je dirais.
Tu peux rien faire, je suis dehors.
Qu'est-ce que tu veux faire?
Ouais, c'est ça aussi, mais en même temps,
tu peux rien faire, je suis en dedans.
Mais c'est pas aussi simple, tu comprends?
C'est pas aussi simple.
Il bougeait pas d'un poil comme je disais.
J'étais pétifiée par la peur
comme un chevreuil sur l'autoroute.
Voilà.
On a toute l'image, on a tout le visumètre.
Je voulais crier à ma mère,
partir en courant, mais mon corps était paralysé.
Au bout de quelques minutes,
j'espérais qu'il soit parti,
mais je n'ai pas été capable de regarder un niveau
en direction de la fenêtre.
Je comprends, je comprends.
Quelques minutes, mais quelques minutes,
assez-tu?
Spiderman a perdu le bout du film.
D'habitude, je suis comme, assez-tu s'il était là tout le long?
Là, je peux faire, y étais-tu là tout le long?
Parce que t'as pas regardé, c'est ça, je veux dire.
C'est ça que t'as dit, justement.
Non, non.
J'ai réussi à me lever
et j'ai marché le plus calmement possible
vers les marches.
Ça prend du guts.
Rendue dans le haut de l'escalier,
je me souviens avoir eu de la difficulté
à sortir des sons de ma bouche
en essayant d'appeler mes mums au secours.
Une fois réveillée, elles ont eu de la misère
à me croire tellement c'était improbable,
mais au bout d'un moment,
et en me voyant autant sous le choc,
elles ont décidé d'appeler la police.
Il était maintenant passé une heure du matin.
Les deux policiers sont arrivés
au bout de ce qui m'a semblé être
environ une quinzaine de minutes.
Le premier est entré et s'est mis
à me poser des questions à ma mère,
tandis que l'autre est tout de suite
allé voir dehors à la fenêtre du sous-sol
d'où je l'avais aperçu.
À son retour dans la maison,
il m'a demandé à quoi l'homme ressemblait
et si j'étais en mesure de le décrire.
J'ai eu un gros frisson
qui m'a parcouru le long de la colonne.
Le policier qui nous est entré
ressemblait très pour très à l'homme que j'avais vu.
Oh mon Dieu!
Malaise!
Il a changé de coast.
Comme Spider-Man!
Oh shit!
Tout se connecte.
Et là, Crim, elle est capable
en crisse la petite parce qu'elle a dit
que j'ai eu le courage de lui dire
que la description de l'homme,
c'était comme lui,
que la description de l'homme lui ressemblait
beaucoup, beaucoup, beaucoup trop.
Les deux policiers se sont regardés
un peu incrédule évidemment,
mais la suite est pire.
M.G.
Après avoir fait le tour de la maison
à l'extérieur comme à l'intérieur,
ils nous ont appris qu'il n'y avait
aucune trace de pas dans la neige.
Mais non à la fenêtre.
Il avait neigé au moins une dizaine de centimètres
dans la journée et la veille.
Aucune chance qu'il n'ait pas laissé de traces.
À partir de ce jour,
je me suis jamais sentie complètement
en sécurité dans cette maison-là.
Je suis partie en appartement deux ans plus tard
à cause de cette histoire,
juste pour avoir mon chez-moi, je comprends.
Elle a été vendue en 2007
et il n'y a rien arrivé d'autre à ma connaissance.
C'était creepy!
On en pense quoi, merci!
Christelle!
C'est ton histoire!
Mais on en pense quoi?
Est-ce que toutes vos histoires
comme ça et la personne qui l'a vécue
va être dans la salle?
Je ne sais pas!
C'est pas prévu!
On les a prises!
On va le demander à chaque fois!
On va le demander à chaque fois, peut-être!
Au cas où?
Est-ce que ça ressemblait à quelqu'un de votre famille?
Un ancêtre?
Non.
As-tu regardé dans les albums de famille?
Portais-tu des vêtements victoriens?
Non, mais des fois,
les membres de la famille
décédés souvent suivent les gens.
Dans ma famille,
il y a une vieille tante à ma mère
qui a l'air à nous surveiller.
Ma sœur, ma mère et moi.
Mais bon,
je peux-tu y aller?
Vas-y, je ferme mon clapet!
Quand j'étais jeune,
autour de 15 ans,
j'ai vu dans le coin de ma chambre
une dame en noir et blanc.
Ça aussi, je ne comprends pas.
C'est pour ça que je remets un peu en doute
ce que j'ai vu.
Je suis désolée.
Elle était en noir et blanc dans un monde en couleur.
Elle avait un descriptif assez des lunettes.
Tu ne m'avais pas déjà dit
que tu avais perçu ton ventilateur
comme un intrus une fois?
Oui, ça peut arriver.
Je veux dire, ma fille me fait
sursauter au moins trois fois par jour.
C'est ridicule.
Ma fille, elle rentre dans ma chambre
la nuit et je le sais que c'est elle,
mais je crie comme si
elle était habituée à sursauter.
Même toutes nouvelles personnes
qui rentrent dans ma vie intime
vont passer par là un jour,
vont à l'eau-toilette.
Je ne vais pas m'en rendre compte.
Je vais la voir rentrer dans la chambre
le temps que mon cerveau compute
que ce n'est pas un étranger.
Je vais crier le plus fort que je peux
pour faire peur.
Toutes mes blondes ont passé par là.
C'est un passage obligé.
Le tu mets dans ta bio-tinder?
Non, je n'ai plus besoin.
Je crie lors de notre première nuit.
Je n'essaie de ne pas leur faire peur.
Mais si je reviens à mon histoire,
je vois cette vieille dame-là dans le coin
et elle me faisait peur.
Un moment donné, j'en parle à ma grand-mère
et elle me dit qu'elle te fait peur.
Ça reste de même pendant des années.
À un moment donné, ma sœur,
qui a quand même 13 ans de plus jeune que moi,
qui a eu ma chambre après,
et ma mère aussi, dans le même soupit de famille,
on ne s'était jamais parlé de ça.
Un moment donné, j'en parle et ma sœur
l'a décrit de la même façon que moi.
Je l'ai vu.
Ma mère a dit qu'elle ressemble à une vieille tante
que j'avais.
On est comme tous comme...
Ça nous a un peu bouleversé.
Je comprends.
C'est tout.
Elle n'a jamais rien fait de mal à nous surveiller,
à rester dans le coin.
Elle voulait juste se faire voir.
Même quand je retourne,
quand je vais faire dodo chez ma mère,
elle habite encore là.
Quand je rentre dans la chambre,
je vais aux toilettes la nuit.
Je vais juste me coucher.
C'est dans la même chambre
et je ne regarde pas dans le coin
parce que ça ne me tente pas.
J'ai peur.
Je vais me coucher et je ferme les yeux.
Moi, je fais pipi toutes les nuits
et je vais y penser cette nuit.
Je pourrais t'y présenter.
C'est drôle.
Merci de cette histoire.
C'est ma seule tranche de paranormal de ma vie.
T'es chanceux.
Parce qu'on se disait, cet après-midi,
on n'a rien vécu.
Toi, oui, t'as vu un bouton au bout du lit.
Des petites affaires.
Des petites partelles.
Moi, c'est parce que j'étais médicamentée.
Ça compte pas.
Ça l'a peut-être ouvert à la boire.
Ça l'a ouvert à ton esprit.
C'est une allergie à un antibiotique
qui m'a fait faire des hallucinations
que je pense encore aujourd'hui.
Au point de quitter la maison.
J'ai quitté la maison dans un film d'horreur.
Tu dis, moi, je serais partie.
Mais moi, je suis partie.
J'ai dit fuck that.
Je m'en vais à la pharmacie du coin
et j'ai attendu ma mère.
J'avais 21 ans.
Je voulais pas être la dernière
qui restait dans le film d'horreur.
Je me suis dit ça.
Vous me rappelez une histoire
que j'avais oubliée.
Moi, j'ai rien vu.
Plus jeune, j'avais deux amis
qui...
Je vais utiliser le verbe
qu'ils prétendaient voir des choses.
Il y en a une qui aurait...
Peu importe.
Ils prétendaient voir des choses.
Fait qu'il faut le prendre avec un grain de sel.
À un moment donné,
on s'en va au chalet familial de ma famille.
J'amène toute ma gang.
On s'en fait à la party.
Puis là, je leur dis,
prenez la chambre que vous voulez.
Faites le tour.
J'ai mon chum Guillaume,
un de ceux qui a déjà vu quelque chose,
qui arrive dans le cadre de porte
de la chambre de mes grands-parents.
Ce qu'il faut savoir, c'est que mon grand-père est décédé
il y a peut-être un mois.
Ou un mois, peut-être deux mois max.
Ce chalet-là, il était très important pour lui.
Il a quasiment bâti de ses mains.
Ils ont passé toutes
les plus belles années de leur vie.
Mon chum Guillaume passe le cadre de la porte.
Il allume pas la lumière.
Je le vois du coin.
Il fait juste mettre un pied dans la chambre.
Il recule tout de suite.
Sans tourner les yeux,
il recule tranquillement de trois autres pas.
Je me demande, ça va-tu Guillaume?
Moi, je rentre pas là.
Comment ça?
Je sais pas, il y a quelque chose.
Et cette chose-là ne veut pas que je rentre.
Hypolagique!
Ça m'a fait rire.
J'ai dit, mon grand-père est mort.
Ça doit être lui.
C'est pas correct.
On était huit.
Il y a six chambres.
Tout le monde a dormi à terre
dans le salon en boules.
C'est une commune ou quoi?
Il y a juste moi qui ai utilisé un lit.
Tout le monde avait peur de monter dans les autres pieds.
Ça cause que Guillaume, il a vu quelque chose.
Il les a craqué.
Sauf que,
deux semaines après,
un soupit de famille,
je compte ça, mon chum Guillaume,
je ne voulais pas rentrer dans la chambre.
Il a vu quelque chose.
Puis là, ma tante a dit,
oui, c'est ton grand-père.
Elle confirme.
Qu'est-ce qui se passe?
Moi aussi, je l'ai senti.
Je suis venu il n'y a pas longtemps.
J'étais tout seul.
Je suis venu passer quelques jours.
Je l'ai senti quand je suis rentré dans la chambre.
Je lui ai demandé la permission.
Soudainement, la tension dans la pièce a changé.
J'ai senti que j'étais la bienvenue.
C'était sa cousine ou sa belle-sœur.
Elle a senti le besoin
de demander la permission.
Nous, ça ne se passait pas comme ça.
On était déjà stoned.
Des gens impolis.
Je peux vous garantir
que s'il y avait vraiment mon grand-père,
il n'y était pas question que personne rentre.
Tout le monde a dormi dans le salon.
Ça, c'est bon.
Je ne sais pas si j'y crois.
Tu crois?
Non.
Je crois la science.
La science ne dit pas que ça existe.
Il y en a toujours des de même.
Elle ne dit pas l'inverse non plus.
Non, c'est seule affaire.
Il y a le gars du grand collisionneur
de Hadron,
le plus grand collisionneur
de particules qui existe.
Le CERN.
Comment tu as dit ça?
Le CERN.
Exactement, merci.
Lui, il dit,
cette machine-là est supposée
voir toutes les énergies
qui existent.
Elle dit donc, si par définition
un fantôme c'est une énergie,
la machine la verrait.
À date, on n'a rien vu.
Selon lui,
ça n'existe pas.
Peut-être pas une énergie.
C'est peut-être
quelque chose d'autre.
Nous, on met le mot énergie
parce que c'est facile à dire.
C'est ça qu'on comprend.
C'est sûrement quelque chose d'autre.
Comme quand tu dis, sa vibe était bonne.
C'est peut-être d'autre chose.
On n'a pas assez de vocabulaire
pour décrire ça.
Ça doit être ça.
C'est une marque de vocabulaire.
Je vais mieux pas y croire.
C'est plus rassurant de pas y croire.
C'est le fond de tout ça qu'on est là.
Christy, moi pour de vrai,
j'y crois pas, j'y croyais pas,
mais à force d'entendre vos histoires
et de me faire raconter des affaires,
j'ai pas le choix.
T'es vendue?
Non, moi j'y crois.
À l'abord donné.
Prochaine histoire.
On passe à Annexe.
C'est à mon tour.
C'est toi Seb.
La chambre que j'avais.
La chambre que j'étais à quelque part.
Oui monsieur.
Ça marche.
Oui monsieur.
Je suis triste.
Aujourd'hui, je suis...
On t'a remplacé par l'AIC.
Oui, exact.
Mes jours sont comptés.
Je vais vous parler d'une histoire
qui s'appelle la malédiction
d'une boîte antique.
J'ai peur.
Tout commence dans une petite vente
aux enchères en 2003
à Portland dans l'Oregon aux États-Unis.
Kevin Manis.
Un antiquaire et un passionné de mystère.
Lui, il découvre une vieille armoire
à vin en bois.
C'est une pièce qui semble un peu banale à première vue
mais qui s'est avérée beaucoup plus troublante
que j'aurais pu le croire.
Cette boîte, selon les informations
en fait données par le vendeur,
aurait appartenu à une
survivante de l'Holocauste.
C'est une femme juive d'origine polonaise
qui avait toujours averti sa famille
de ne jamais ouvrir cette armoire.
La raison?
Elle contiendrait un di-book
D-I-B-B-O-U-K
pour ceux qui connaissent
peut-être déjà la légende
du di-book.
C'est un nouveau mot ça?
C'est pas un mot dans le lexique
mais oui, c'est un nouveau mot.
C'est un nouveau mot pour vous aussi?
C'est pas comme un inuk.
Excellent, excellent.
Qu'est-ce qu'un di-book?
C'est un esprit malfaisant
qui est supposément piégé
par l'intérieur d'un objet.
La curiosité de Kevin, il s'appelle Kevin,
va l'amener à découvrir
qu'il aurait mieux...
Ça arrive toujours à un Kevin, ces histoires-là.
Oui, exact.
Je vais faire un disclaimer,
j'ai un très très bon ami qui s'appelle Kevin,
donc j'ai le droit de rire des Kevin.
Il y a beaucoup de grands créatifs.
Faut pas rire des Kevin.
J'ai un ami noir, je suis pas raciste.
La curiosité de Kevin
va l'amener à découvrir
qu'il aurait mieux valu écouter cet avertissement.
Il ramène la boîte
dans son atelier de meubles
et décide de l'ouvrir.
À l'intérieur, il découvre une mèche de cheveux noir,
une mèche de cheveux blond,
une rose séchée,
un gobelet doré,
un chandelier à sept branches
et une étrange pierre gravée.
Mais c'est pas le contenu de la boîte
en tant que tel qui va marquer Kevin.
C'est ce qui se passe après.
Dès le soir,
après l'ouverture de la boîte,
il commence à avoir des horribles cauchemars.
Il voit ses proches être attaqués
par une ombre noire menaçante.
Oh non, c'est une boîte d'amiante.
Oui, oui, c'est ça.
Ses poumons sont attaqués.
Je viens de faire peur.
Il y a des objets autour de lui
qui se brisent sans raison apparente.
Son magasin est envahi
d'une odeur étrange de jasmin,
mais aussi d'urine.
Ça a l'air que c'est commun
dans les gens qui se font...
Quand j'ai fait des petites recherches
sur l'odeur d'urine,
ça a l'air que quand t'as des fantômes
ou t'as un chien mal propre...
Non, non, mais quand t'as des fantômes
ou des esprits,
ça sentirait l'urine et le jasmin.
Ça vient avec une odeur, les esprits.
Attends, l'urine et le jasmin?
Le jasmin, oui, exact.
Oui, le mix.
Je peux pas choisir entre les deux.
C'est une bonne idée de chandelle.
Oui, ou de plat,
d'assaisonnement.
Des chefs à la recherche de nouveautés,
jasmin et urine
pour l'Halloween.
Ça sent l'esprit.
Oui, ça doit être un peu salé, j'imagine.
Ça sent plus de la vengeance
que d'autres choses.
Si tu sois à souper des gens
que t'aimes pas, jasmin et urine.
Tu leur trouves un beau nom cute.
Il finit par ouvrir la boîte...
En fait, il finit par offrir...
Ça, je trouve ça vraiment étrange.
Il a fini par offrir la boîte à sa mère.
Comme cadeau d'anniversaire.
Je sais pas s'il l'aimait tant que ça, sa mère.
Il l'aime pas.
Je vais dire, tiens, maman, ça sent la pisse.
Quelques heures après avoir reçu ce cadeau,
sa mère aurait fait une attaque cérébrale.
Avant de perdre l'usage
même de la parole, elle aurait écrit
deux mots, hate, gif.
Donc, cadeau de la haine.
Un peu étrange.
Je pensais que c'était un message
G-A-I, mon cadeau.
À son...
Je vais te le faire payer
et t'auras pas mon héritage, mon Chris.
Après cet événement troublant,
Kevin décide de se débarrasser de la boîte
en la mettant en vente sur eBay.
Avec une description
assez détaillée de tous les phénomènes
qui auraient vécu.
Son récit capte immédiatement l'attention
du public en ligne.
Il réussit à vendre la boîte
la première fois
à 280 $ US quand même.
Et là, elle passe
de propriétaire.
Sauf que la boîte, elle se promène
de propriétaire en propriétaire.
Tous les acheteurs rapportent qu'ils
ont eu des incidents étranges.
Des mauvais rêves, des maladies inexpliquées,
des objets qui se brisent,
encore l'odeur de jasmin et d'urine
qui revenait selon les témoignages
des gens, ce qui amplifie la légende.
Quand tu parles de jasmin, on parle bien de michel jasmin.
Oui, oui, michel, oui, oui, oui, oui, oui.
Les américains
adorent michel.
Et ça
contribue à alimenter l'idée que la boîte
d'e-book serait véritablement maudite.
Et là, il y a Jason
Axton, qui est un des propriétaires
suivant de la boîte,
que lui raconte aussi avoir été victime
d'un cauchemar terrifiant. Et lui,
il est directeur du musée d'ostéopathie
de Kirksville, dans le Missouri.
Ostéopathie, fantôme.
Mais pourtant,
je j'adhère
à l'ostéopathie.
Mais c'est pas dans ce sens-là.
Mais des fois, je mélangerais peut-être
pas les deux ensemble. Mais bon.
Jason
a d'autres passions.
Intrigué, il décide de lancer
un site web qui s'appelle
d'e-books,
donc la boîte de d'e-book,
pour collectionner.
Le site n'existe plus maintenant.
Le site n'existe plus maintenant,
mais il y a toujours,
et oui, c'est ça,
il y a autre jour.
Et pour collecter
les témoignages des gens,
pour ceux qui ont supposément été possédés
ou qui ont été en contact avec la dite boîte,
le site devient viral.
Il y a des centaines de milliers de visiteurs
qui alimentent la légende.
Et la boîte se promène d'acheteurs en acheteurs.
Tout le monde, supposément,
dit qu'il y a eu des maux de tête soudain,
des pannes d'électricité inexpliquées,
de la mauvaise fortune, donc beaucoup
de mauvaises chances autour de ça.
En 2012, le réalisateur Sam Raimi,
que sûrement plusieurs personnes
qui aiment les films d'horreur connaissent,
Evil Dead. Oui, c'est ça, exact.
Evil Dead, c'est...
Il s'est inspiré
de cette histoire-là pour produire un film
que vous avez peut-être vu de Possession.
Je me rappelle plus d'avoir vu,
mais souvent, c'est tellement pas tant bon que...
J'avoue que même moi,
je ne l'ai pas vu de Possession, je ne peux pas juger.
Sam Raimi, d'habitude, il est bon,
mais de Possession,
est-ce qu'il l'a réalisé ou il l'a produit?
Parce qu'il produit beaucoup à cette heure.
Réalisateur, fait que, oui.
Il y en a-tu qui l'ont vu de Possession?
Oui, puis c'est-tu bien?
Ça me semble que j'avais lu
les reviews Rotten Tomatoes, puis j'ai fait non.
Donc, pour ceux qui l'écoutent en audio,
la fille dans le public critique,
c'était vraiment pas bon.
C'est vraiment poche.
C'est bon, les mauvais films aussi, des fois.
Moi, j'adore les mauvais films.
Je les collectionne.
C'est un adepte de mauvais films.
Mais pour ceux, c'est ça.
Donc, Sam Raimi, je ne sais pas s'il y a eu l'odeur
de Durin quand il a fait ça.
Ça n'existe pas encore, les films anodorables.
Non, non, exact. C'est le futur.
Il y en a un.
Tu parles du film de Waters Wine.
Un film anodorama.
Excuse-moi.
C'est intéressant quand même.
Mais là, l'histoire prend une tournure assez étrange
parce qu'en 2018, la boîte est exposée
dans un musée hanté de Zach Baggins
qui est animateur,
de l'émission Ghost Adventures.
Faites travailler!
On est dans le thème.
Ok, petit trosser là.
La légende...
Celle-là, c'est mon beau préféré, l'histoire.
La légende autour de la boîte
atteint son apogée alors que
l'astar qu'on connaît à peu près tous,
le rapper Post Malone
est instigé.
Je pensais que tu allais nous parler de P. Diddy.
De P. Diddy?
Non, P. Diddy n'a pas touché à la boîte,
mais c'est sûr que ça sent l'urine chez eux.
Mais...
L'urine est le lubrifiant.
Oui, baby oil en kiss.
Et les dildos et tout le tralala.
Mais bon.
Poursuivons.
Post Malone n'est pas allé chez Costco
cette journée-là.
Plus sérieusement.
Post Malone a été en contact.
Après le show,
vous taperez TMZ,
vous connaissez sûrement le site à patins,
Post Malone et le Dubox
et vous allez voir la vidéo.
La vidéo, je referme cette parenthèse.
Il a été en contact avec la boîte
lors d'une visite privée du musée
avec Zach Baggins en 2018.
Et lors de sa visite,
il y a Baggins, Zach,
le nouveau propriétaire de la boîte,
le propriétaire du musée, il a ouvert
partiellement la boîte et Post Malone,
visiblement mal à l'aise, il a touché son bras
et on le voit vraiment là.
Il touche le bras du gars
pendant qu'il manipule l'armoire.
Mais le visage, c'est vrai qu'il y a quelque chose
qui est un peu étrange,
mais il n'a pas touché directement à la boîte.
Les fans ont rapidement interprété,
les fans de Post Malone
ont interprété ça comme une contamination
de sa malédiction.
Et ça, ce n'est pas une blague.
Dans les semaines qui ont suivi,
Post Malone a été victime d'une série de malchances.
Son jet privé,
pauvre lui,
son jet privé,
c'est pas comme mon Uber est pas venu.
Dans ses chansons, il dit
qu'il est sur un pick-up avec un cheval.
C'est pas vrai?
Il l'a embarqué dans le jet.
Puis après ça, il a...
Disons, entre deux...
En fait, son jet privé
a effectué un atterrissage d'urgence
après plusieurs pneus qui ont explosé
au décollage.
Je me souviens de ça.
Oui, parce que je t'allais revérifier
quand je disais ça.
N'importe quoi, mais non.
Son domicile à San Fernando
a été cambriolé par des intrus
à la recherche de biens de grande valeur.
Puis quelques jours plus tard,
il y a eu un accident de voiture
impliquant sa Rolls-Royce Phantom.
Encore une fois, pauvre lui.
C'est produit à Beverly Hills.
Mais là, tous ces incidents successifs-là
ont attiré l'attention des médias.
Puis justement,
il y a comme une tournure des choses
qui ont fait qu'il serait peut-être victime
de la malédiction de la boîte à Deepook.
Mais bon.
Les réseaux sociaux s'enflamment,
il y a des discussions autour des vidéos
qui expliquent que son simple contact
indirect avec l'armoire aurait suffi
à déclencher une chaîne de catastrophe.
Même Zach, le propriétaire
de la boîte et du musée,
a confirmé que ça avait profondément
marqué Post Malone.
Depuis que lui-même aurait eu
une certaine peur du paranormal.
Pour les fans, c'était pas une coïncidence.
C'est vraiment à cause de ça
que tout ça est arrivé,
qu'il faut pas avoir besoin
de posséder physiquement la boîte
pour en subir la malchance.
Un simple contact indirect peut suffire.
Et même Zach lui raconte lui-même
que chaque fois que quelqu'un
tente d'ouvrir la dite boîte,
ou même de s'en approcher,
il y a des phénomènes autour de lui
étranges, qui se déclenchent
encore une fois des objets
qui volent en éclats,
une tension oppressante
qui envahit l'espace.
Mais toutes les histoires étranges,
il y a Brian Dunning,
qui est un auteur sceptique,
qui a mené une enquête
approfondie sur la boîte à Dibouk.
Selon lui, c'est une mauvaise
interprétation de la chose,
parce qu'il dit que le Dibouk,
selon le folklore juif,
en fait, il habite jamais un objet
en tant que tel, mais il possède
directement un être vivant.
Donc c'est pas l'objet,
mais c'est l'être qui est possédé.
Et dans un célèbre récit yédish
de 1914,
on s'en souvient tous,
le Dibouk, qui s'appelait
le Dibouk, raconte l'histoire
d'un esprit possédant une jeune femme,
non un meuble.
Et il conclut donc
que dans le...
que même un Dibouk soit enfermé
dans une boîte est absurde, selon lui.
Il y a un autre sceptique, Kevin...
un autre Kevin, Bedel,
lui découvre que la boîte
qui est exposée n'est rien d'autre
qu'un minibar des années 50
qui a été fabriqué à New York.
Et lui, il a l'impression que Kevin Manis,
le Kevin initial,
a inventé toute l'histoire pour
vendre en fait sa boîte un peu plus
chère sur eBay.
Ça c'est possible quand même.
Absolument. Oui oui.
Je pense que oui.
Et voilà, tu m'as...
t'as trouvé le poto rose Emile.
En 2021, Kevin Manis
lui-même met fin au mystère.
Après quand même presque une décennie,
pour vrai c'est une vraie légende urbaine.
Quand vous googlez D-Book
et tout ça, c'est...
moi-même, ça m'a
surpris comment ça a circulé
à l'époque. Il a affirmé
dans une interview avec Charles Moss
que toute l'histoire est une invention.
Et je le cite.
Je suis un écrivain créatif.
La boîte à D-Book est une histoire que j'ai inventée.
Et elle a fait exactement
ce que je voulais,
devenir une légende d'horreur
interactive en temps réel.
Oui, mais post-Melone, post-Melone.
C'est ça, c'est ça qui est bizarre.
Les paris de l'île, guys, come on.
Mais c'est ça.
Dans la vie, on en a tous des malchances aussi.
Puis on peut...
Moi aussi, je suis toujours un peu déchiré.
On ne peut ça.
Quand il nous se passe des événements
qu'on a du mal à s'expliquer
ou qu'il nous semble hors de l'ordinaire,
on a tendance
à accuser le paranormal
comme premier réflexe.
Mais ce n'est pas parce qu'on n'a pas la réponse
qu'il n'y a pas de réponse.
Vous en voulez des affaires en T?
Tapez en T sur eBay.
Des pages
et des pages et des pages
de poupées.
Il y a du stock.
Tout le monde vend des affaires en T sur eBay.
Mais la saison 3 commence
dès le 21 octobre.
Du podcast en T.
Mais bref, lui, il nous met
au défi, Kevin,
si on trouve
une vraie référence.
Parce qu'il y a des gens
encore qui croient
sur Internet à ce phénomène-là.
Lui, il dit qu'il paierait 100 000 $
à quelqu'un qui trouverait un vrai texte
ancien qui cite le D-Book.
Juste pour que vous sachiez,
il y a le film de Possession qui est sorti en 2012.
Mais il y a le film Ezra 2017,
D-Book Box, The Story of Chris Chamber 2019.
Puis il y a le D-Book,
le film, qui est sorti en 2021.
Ça l'a inspiré, quand même, les auteurs.
Je comprends, une petite boîte maudite
sorti dans un criss.
Mais là, moi, j'ai une théorie.
Oui, on a mis ça, les théories.
Je pense qu'il y a eu...
Je me souviens plus du nom
de cette affaire-là.
Ils ont créé un esprit autour d'une table.
Puis l'esprit tapait.
Parce que les gens
autour de la table, ils mettaient tellement d'énergie
dans créer un
persona qui n'existait pas
que leur personnage imaginaire
s'est manifesté.
Je ne sais pas si vous connaissez cette affaire-là.
Oui, mais c'est scientifique.
Puis ça a été prouvé.
Ils donnaient des coups sur la table.
Puis, en tout cas,
je ferai un épisode là-dessus, les amis.
Je ne vais pas spoiler,
mais je vais en parler de long
en large de l'histoire du sphérétisme
dans l'épisode d'Halloween.
C'est comme un classique, mais t'en parleras.
Parce que
ça me fait penser à ça, parce qu'ils disaient
que l'explication logique à ça,
c'est que les gens mettent tellement
de leur énergie, mais ça veut encore dire
que l'énergie, ça compte!
C'est la même explication que pour le Ouija.
Je ne sais pas pour les apparitions visibles,
mais pour ce qui est
des séances,
c'est un classique.
Ouija, on le sait, c'est nous autres
qui bougent la planche inconsciemment.
C'est nos doigts qui shake sur la planche.
Je l'ai expliqué dans ton émission, Seb.
Oui, oui, oui.
J'ai fait fi de ces détails.
Mais non, ça fait longtemps,
c'était quelques années.
C'est l'explication scientifique.
On a des vibrations extrêmement
fines et presque imperceptibles
dans nos doigts.
Et quand on est plusieurs dessus,
inconsciemment, avec cette vibration-là
que nous, on ne sent pas,
on la pousse dans la bonne direction.
T'as-tu déjà joué à Ouija?
Je brise des rêves.
T'as-tu déjà joué à Ouija?
Bien sûr.
J'en ai même un de Noël à la maison.
Ouija de Noël.
C'est juste des fantômes
qui sont morts.
T'en as-tu un de Wattatata?
C'est une édition...
Michel Couillard.
Le mien, c'est pour parler avec les elfes.
Moi, j'en vois pas de lettres.
J'y ai écrit par Ouija.
Chère Père Noël, cette année...
Je veux une PS5.
Ça marche-tu?
T'as-tu plus de cadeaux?
Non.
Tout ça, c'est une bullshit sur eBay.
Oui, c'est ça qui est plate.
Oui, c'est une grosse bullshit sur eBay.
Quand même, le gars,
il a dû faire un peu...
Je sais pas s'ils ont racheté les droits,
mais il a fait une belle petite...
Un peu comme David.
L'histoire de David.
Ah oui, sur Twitter?
Oui, oui.
C'est le gars, le petit bonhomme
avec la tête cranchissante.
Ça, c'est un thème.
On l'a pas encore vu, son film.
Il avait supposément vendu des droits.
Il est sorti.
Tout le monde dit que c'était plate.
Il est sorti et t'en as pas entendu parler.
C'était Dear David.
Exact.
Que tout est monté
de A à Z.
C'est qu'on se fait avoir.
Ce qui est fascinant,
c'est que ces légendes-là,
s'étendent sur Internet.
Il y a encore des gens qui croient à la boîte de 10 boucles.
J'ai été victime de cette croyance.
La croyance,
c'est pas une référence.
Il y a encore des gens qui croient que la Terre est plate.
Qu'on n'est pas allés sur la lune.
Si vous voulez aller voir sur Facebook,
Flat Earthers.
Ah, le groupe est tellement fun!
Pour s'endormir le soir, des fois...
Ça donne pas des cauchemars.
Non, ça me fait rire.
Ça s'écrit de la sérotonine dans mon cerveau.
Mais c'est bien correct de même.
Ça prend des petites légendes comme ça.
Moi, je me rappelle
de la boîte de 10 boucles.
Je sais pas si je le prononce comme il faut,
mais j'y croyais.
Le poste melon.
C'est vrai, c'est juste des porcs croyants
qui embarquent pas.
Moi, tu racontais ça et j'étais comme
prochaine invitée, postie.
Ben oui!
C'est bien là dans la loge.
C'est ça!
Félix Antoine.
C'est à ton tour.
On enchaîne.
La personne, je ne sais pas si elle l'a
parce qu'elle voulait garder l'anonymat.
C'est pas son nom!
Je ne sais pas.
Levez la main si vous voulez garder l'anonymat.
On le dira pas à personne.
Mais idéalement, après que l'histoire
a été racontée.
Exact.
Donc voilà.
Mon histoire est enfin celle
de ma bonne amie, que je connais
depuis maintenant presque 20 ans
et qui est aujourd'hui ma coloc.
Pour l'anonymat, je vais l'appeler
Jeanne. Autour des années 2000,
Jeanne habitait avec une coloc
à Montréal, au deuxième étage,
dans un appartement assez liéau.
Comme la plupart des appartements
de Montréal.
Un soir, Jeanne rentre chez elle
tard en soirée, nuit, et retrouve
sa coloc en boule dans le coin du salon,
en grosse crise de panique.
Jeanne va tout de suite l'avoir et
lui demande qu'est-ce qui se passe.
En pleurs, sa coloc lui dit
qu'il y a un vieil homme dans sa chambre,
au pied de son lit, et qu'il la regardait.
Du... Ouais.
C'est tout ce que j'allais dire.
Un beau vieux monsieur.
Ouais.
Du même coup, elle ne veut plus retourner
dans sa chambre. No shit.
Ah, c'est elle qui l'a écrit.
Je l'ai lu.
Jeanne essaie de la calmer,
et lui dit que c'était probablement un cauchemar.
Mais sa coloc est vraiment ferme
sur sa version. Alors,
Jeanne lui propose qu'elle dorme dans sa chambre.
C'est fin.
C'est assez gentil.
Normal, là.
Retourne dans sa chambre.
Pas fin.
Quelques jours passent,
et sa coloc refuse toujours de dormir
dans sa chambre.
Il a fallu qu'elle ait une grosse chienne.
Ouais, ouais.
Son adulte, il ne veut pas
redormir dans sa chambre.
T'as une crise de grosse peur.
Encore drôle. La première nuit où j'ai lu
ces tueurs en série, c'était la première fois
à l'âge adulte. J'avais passé 30 ans,
j'avais peur d'aller me coucher.
Je savais que j'étais en sécurité,
mais j'avais tellement lu d'horreur
dans l'espace de 4-5 heures que...
Oui, mais ça joue dans la tête.
Oui, ça joue dans la tête.
Mais j'aurais jamais cru que c'était toi.
À moi tout, je te dis.
Hippelaye, OK.
Attends que ça ne pousse pas.
Oh mon Dieu.
Il a coupé mon...
C'est le D-Book.
Ah! Hostie!
Le jasmin, le jasmin.
C'est russe, mon petit pépin nerveux.
Oui. Bon, continue.
Je vais continuer.
Oui.
Ça ressemble à un début de choc vagal, par exemple.
Tu penses?
Peut-être.
Mais il faisait chaud, en tout cas.
OK, fait que là...
Moi, c'est parce que souvent, je m'emmène.
Tu as besoin d'un visage...
Il y a le miroir, là, à ce bois.
Puis là, le monsieur visage maigre est en arrière.
C'est le nœud qui était dans sa chambre.
T'imagines-tu?
Le même.
Puis là, elle se retourne, sûrement.
Elle fait...
Vas-y, je vais continuer.
C'est bien...
On dirait instantané.
Sur le plancher.
Donc, elle sort de la salle de bain.
Et le contraste de la chaleur de l'extérieur
avec la froideur qu'elle ressentait
il y a une seconde à l'intérieur
l'a vraiment secoué.
Choc vagal?
Non, peut-être pas.
On est recherché.
Ça confirme.
Je sais que t'es pas habitué, mais on est à Montréal.
J'habite à Limoilou!
C'est un signe!
J'habite à Limoilou!
À côté de l'enfant, on est en table.
Une fois par jour, Félix se met dans la fenêtre
avec son sel parce qu'il y a une ambulance
et un peu de pompiers policiers.
Je vais dire que c'est vrai.
C'est vrai, j'ai compté hier dans le char à mon time ici.
C'est des feux.
C'est des feux. J'aime ça regarder les feux.
Tant que tu brûles pas dedans.
Il y en a beaucoup à Limoilou.
Il y a un piramide.
Il y a un piramide la semaine passée à Limoilou.
En tout cas, vas-y.
Fais-le toi.
Elle a couru s'habiller
et est partie de l'appart pour rappeler sa coloc
d'une cabine téléphonique
pour lui dire qu'elle la croyait
et qu'elle avait vu l'homme.
Pour vrai, les deux braillaient.
Cabine téléphonique, ça fait un bout?
Probablement, oui.
Ça existe encore.
J'étais comme cabine téléphonique.
Elle a peut-être laissé son sel chez eux.
Elle est partie vite.
Tu veux pas mettre ta bouche sur une cabine?
C'est assez, oui.
Je referme la parentage.
À partir de là, elle s'attendait toujours
pour rentrer dans l'appartement ensemble.
Ni l'une ni l'autre voulaient y rester seuls.
Elles ont, of course, demandé
au proprio de briser leur baille
et elles ont déménagé le mois suivant.
C'est quand même...
c'est un moyen...
Ils ont eu peur pour vrai?
Malheureusement, le proprio ne connaissait pas
le passé des anciens locateurs de cet immeuble.
Alors, les recherches qu'elles ont menées
pour savoir qui pouvait bien être ce vieil homme
n'ont pas été très concluantes.
Le fait qu'elles ont déménagé
n'est pas seulement lié au simple fait
de l'apparition de l'homme,
mais surtout qu'à partir du moment
qu'elles l'ont vu les deux dans l'appartement,
elles se sentaient toujours regarder.
Elles ressentaient.
Dans le nouvel appart,
ils ont déménagé puis ils ont toujours
ce même feeling-là?
Je pense que c'était dans le même appartement.
C'est pour ça, dans le fond,
c'est les deux aussi qui ont déménagé.
Il y avait comme...
Elle ressentait constamment une présence
et cette présence
ne dégageait pas une bonne énergie.
De là, le besoin de déménager
assez rapidement.
La peur et le sentiment de ne pas être
bienvenue dans son propre appartement
se sentirent regarder constamment
de là le besoin
de partir le plus rapidement possible.
Je comprends.
On peut comprendre.
Je comprends.
C'est ce qui clôt l'histoire
et le déménagement
qu'on comprend.
Imagine tout ce que ça enclenche.
Il faut vraiment que l'émotion
soit là pour vrai.
C'est chiant, déménager.
Quand t'es prêt à céder ton bail,
c'est beaucoup d'étapes,
beaucoup d'efforts, beaucoup d'argent.
Je pense que
quand tu ne te sens pas
en sécurité chez vous, par exemple,
t'es motivé.
Mais c'est fou pour un esprit.
Oui, c'est ça.
Peut-être que ce n'est pas un voleur
qui est rentré.
Il faut être très convaincu.
C'est ça que je me dis à toutes les fois.
C'est pour ça qu'on dirait que j'ajoute
beaucoup de crédibilité aux histoires
parce que le monde maudit.
Ils ont déménagé.
Ils croyaient.
Tu ne peux pas faire semblant
que ce n'est pas vrai.
Moi, j'y crois.
J'y crois, Asti.
Elle dit des mauvais mots, excusez.
Moi aussi, j'y crois.
Mais en tout cas,
peu importe ce qu'ils ont vu,
ça reste qu'un outil tellement à la câlisse de chienne,
je le radote,
qu'ils ont décidé de foutre le camp.
Tu as dit des mauvais mots.
J'ai dit un mauvais mot aussi.
J'ai sacré.
Mais j'aurais fait pareil.
Dans mon miroir,
dans un miroir, de voir quelqu'un,
et j'y pense à chaque fois que je me regarde dans le miroir.
Tu sais, la petite buée,
et là, tu les suis.
En arrière de toi.
Ça, ça ne me stresse pas.
C'est juste la nuit.
Moi, je pisseis avec ma petite flashlight.
La nuit, je parlais de ça tantôt, j'en reviens là-dessus.
Parce que je suis mignonne, laissez-moi une chance.
J'arrive, j'ai un œil fermé
parce que je ne veux pas trop me réveiller en ouvrant les deux yeux.
Mon petite flashlight.
Mais là, j'ai peur de la mettre assez longtemps
dans la flashlight pour voir Bloody Mary.
Classique, dans le miroir.
Vous comprenez-vous ce que je veux dire?
Moi, je suis plus de l'époque de Candy Man.
Tu joues avec le feu avec ta lampe de feu.
J'ai entendu parler de cet individu, mais j'en sais pas plus.
Je ne l'ai jamais dit trois fois devant le miroir.
Attends, excuse-moi.
Dans le fond de toi,
Bloody Mary, il s'appelle Candy Man.
Mais tout d'un coup, que ça marche.
Il y a-t-il une petite Christina Aguilera?
Je ne comprends pas.
Je ne comprends pas le lien avec Christina.
Elle a beau candymaner.
Ça se peut qu'elle ait été influencée par un candyman.
Il faut savoir.
Ça me semble que c'est la première fois
que j'entends ce mot-là.
Ils ont même fait un remake qu'il y a quelques années.
C'est moi qui ai t'inculé.
L'homme avec les abeilles.
Nous, c'est comme Bloody Mary,
Marie-Blanche, Marie-Noire, Marie-Blanche.
Il y en a plusieurs.
Candymaner.
Candymaner, maintenant, on ne fait pas peur.
Peux-tu nous compter?
Il y a des bonbons.
Je ne me rappelle plus assez de l'histoire,
mais je n'ai juste pas envie de répéter trois fois
que Candymaner devant le miroir parce que ça le fait pareil.
Oui, c'est ça.
Mais je l'ai vu quand j'étais jeune,
donc je suis un peu cristallisé avec cette peur-là.
Je pourrais oser.
Bien sûr qu'il n'y avait pas un hélices
et qu'il ne poussait pas du vent.
Ça n'existait pas.
Pour vrai, on dirait que j'ai jamais osé.
La sorcière de Blair habitait
dans mon sous-sol.
Quand le film est sorti,
jusqu'à au moins un an après.
Juste pour voir comment j'étais peurux
quand j'avais 18, 19 ans.
C'est ridicule.
Ce n'était pas juste une impression.
Vous n'allez pas bien.
Elle était dans l'établi à côté de ma chambre.
Je ne savais pas.
Je pensais super vite à côté
de la porte de l'établi
parce que j'étais sûr qu'elle se cachait là la nuit.
Moi, je suis dans ta thème là-dessus.
C'est un beau port.
C'est un film américain.
Oui, dans l'établi.
Elle aime les outils, j'imagine.
Moi, je suis pareille.
Blair Witch était partout.
Elle était dans mon sous-sol.
Je me trouvais ridicule.
J'étais comme un jeune adulte.
Je ne peux pas croire à ça.
Elle me faisait vraiment peur.
Moi, c'est elle qui me suit partout.
C'est qui?
Marianne.
J'en ai parlé.
C'est qui, Marianne?
Une série? Qui écoutait Marianne?
Il y a une série Marianne.
C'est français.
Ça fait peur. Écoutez pas ça.
Je l'ai écoutée.
Ça doit faire cinq ans.
Là, écoutez pas ça.
Parce que j'y pense encore
quand je mets mes petites vidanges
dans ma chute à vidange.
J'ai peur qu'elle apparaît.
Faut vous l'écouter pour comprendre.
Elle apparaît.
Je parle mal.
Mais c'est ça.
Faut pas dire son nom trois fois.
Je m'excuse, Marianne, dans la salle.
Son nom, Marianne, c'est ça.
Il y a beaucoup de noms
qu'il faut pas dire trois fois.
Émile, Émile, Émile.
Chris!
C'est risqué en Chris.
Mais t'as une chute à vidange.
Quand on t'habite dans un château,
je vais jouer au luxe.
En tout cas.
Savez-vous quoi?
J'ai une chute à linge.
Mike Drop!
C'est-tu que la manteugle?
Mais t'as pas vu Candyman?
En tout cas.
Je vais le mettre sur ma liste pour l'Halloween.
C'est ça.
Je vais jamais venir faire une carte.
Ma réponse à ça, c'est que j'ai une très vieille maison
et que je n'écoute pas la télé.
Ne dis pas que Candyman, c'est une vieille maison.
Une vieille maison, c'est propice aux fantômes.
Tout le monde le sait.
Les nouvelles, c'est nouveau.
Je vais nous ramener un petit peu.
Est-ce que ton histoire était terminée?
C'est terminé, c'est complet.
Je n'étais pas sûr.
Ils ont déménagé.
Est-ce que le fantôme a suivi?
On ne sait pas.
Je n'ai pas la suite.
Peut-être que la personne anonyme vous expose.
Merci.
Dans un prochain courriel.
J'ai failli renverser le verre à Félix.
C'est assez le gaspillage.
C'est mort.
C'est à qui?
C'est mort.
Ça se peut qu'elle soit un peu plus trash.
Soumise à l'approbation
de la société de minuit,
cette histoire s'intitule
Le Vampire Fanatique.
Je vais essayer de y aller
parce qu'elle est un peu plus longue.
Cette affaire débute
dans l'état du Kansas aux États-Unis.
Plus précisément dans le secteur nord
de la ville de Kansas City,
une ville en décrépitude
où s'entremêlent les cloches d'église
et les sirènes de police.
C'est un endroit où les prêtres locaux
décrivent chaque dimanche l'abomination
de l'enfer des congrégants
qui n'ont qu'à regarder par la fenêtre
de leur salon pour le voir,
de leurs propres yeux.
La pauvreté est un fléau répandu à Kansas City,
tout comme le manque d'éducation
et ce sont les moteurs
d'un taux de criminalité très élevé
qui n'offre que très peu de répit
à la population.
C'est là que naît le 9 février 1979
un certain Mark Sappington.
Comme son père les a abandonnés
avant même qu'ils voient le jour,
Mark est élevé par sa mère monoparentale.
Ils sont afro-américains
comme la plupart des gens du coin.
Dans sa jeunesse,
Mary fait des pieds et des mains
pour tenir son fils à l'abri de la criminalité
des gangs de rue de plus en plus actifs.
Elle est une femme trépieuse
qui va à l'église tous les dimanches avec son fils.
Elle travaille fort pour que
Mark ait les meilleures opportunités
possibles dans la vie.
Elle espère qu'il grandira
avec de bonnes valeurs en étant effrayé par Dieu.
La peur l'empêchera
peut-être de succomber à la rue.
En général, ses efforts portent
fruit du moins en surface.
Durant sa préadolescence, Mark Sappington
rejoint même la chorale de l'église.
Élever un enfant seul
n'est pas le seul combat de Mary.
Elle est aux prises avec
de sérieux troubles mentaux.
Elle souffre de schizophrénie.
Elle est traité en institution
à plusieurs reprises au fil des ans.
La maladie court dans la famille
et dès ses 16 ans,
Mark montre lui aussi des signes de la maladie.
Il ne s'est pendant pas diagnostiqué.
Car malgré tous les efforts
de sa mère,
Mark n'arrive pas à résister à l'appel de la rue.
Lorsqu'il entre au lycée,
il boit déjà beaucoup, parfois en classe.
Il se défonce régulièrement
à grands coups de ce que les jeunes du coin
appellent un dank.
C'est un joint de cannabis
que l'on prend dans le PCP
et du fluide d'embaumement.
Ah la vache!
C'est curieux d'essayer.
On le laisse sécher avant de le fumer.
On dirait que tu le dis avec tellement de légèreté.
Du fluide d'embaumement, c'est quoi?
Il est connecté avec la maison funéraire.
Du PCP, c'est déjà beaucoup.
Tu as ajouté le fluide d'embaumement,
mais c'est quoi?
Je ne me rappelle pas du nom.
C'est un nom qui est assez long,
mais je ne sais pas spécifiquement.
Ça doit être amené très loin.
Même le terme dank,
ça semble être un terme local.
Je n'ai pas trouvé grand-chose là-dessus.
Ça semble être...
Tu refas un tour, je connais un spot,
il y a une allée.
2 minutes d'ici,
on va demander pour un dank.
Une version locale.
Bref, Mark est accro.
Il trempe parfois même ses cigarettes dans le PCP.
Avant de commencer à danker,
il était considéré comme un jeune homme attachant.
Parce que c'est un verbe aussi.
Je dank.
Hier, je dankais.
Vous dankiez.
Ça n'a jamais été un gamin studieux,
mais il s'en sortait plutôt bien.
Sa personnalité est en train de changer.
Il cesse d'aller à ses cours
jusqu'à son expulsion en 1996.
Il vient tout juste d'avoir 17 ans.
Les gens de son entourage
blâment sa toxicomanie pour sa lente métamorphose.
Développé dans les années 50
en tant qu'anastésien par les tréveineuses,
le PCP a été retiré du marché
en 1965
à cause des hallucinations qu'il cause.
Sur les effets du PCP,
on se sent léger, courageux.
Rien ne peut nous arrêter.
Mais la drogue peut aussi provoquer
de l'anxiété, de la paranoïa,
des crises psychotiques
qui, à leur tour, peuvent déclencher
ou empirer des maladies mentales dormantes.
Le PCP a pris le dessus
sur la vie de Mark Sappington.
Il passe la majeure partie de ses journées
à consommer du PCP
et à regarder la télé au sous-sol de chez sa mère.
Un de ses bons amis est Eric Phoenix.
Il lui rend souvent visite
et, ensemble, il se défonce en regardant des films.
Un jour, Eric enregistre
une émission d'affaires criminelles à la télé
et regarde la VHS avec son ami.
Le reportage porte sur Jeffrey Dahmer.
À partir de là, Mark Sappington
devient obsédé par le célèbre
tueur en série cannibale du Wisconsin.
Dahmer devient en quelque sorte son idole.
Avec son ami Eric,
il raconte combien il aimerait être
exécuté sur la chaise électrique
et devenir une légende.
Il veut être le Jeffrey Dahmer noir
ou encore le Hannibal Lactaire noir
de son époque.
Le silence des agneaux est son film favori.
Il s'amuse parfois à jouer des scènes
en interprétant Hannibal en train de boire
le sang de ses victimes.
Peu à peu, il développe aussi une fascination
pour les snuff films ou, en d'autres mots,
des meurtres réels perpétrés pour la caméra
dans le but d'en faire le commerce.
C'est pas les Schtroumpfs, ça, les snuff?
Non, pas les Smurfs.
Ah, excuse-moi, j'ai mélangé les deux.
Il y a du bleu aussi, mais...
C'est pas le même bleu.
En réalité,
il existe très peu de preuves
de l'existence des snuff films
dans le but d'en faire le commerce.
Ce que Mark regarde en fait,
ce sont des mondo
ou chocumentary, une mode datant
de l'époque du cinéma d'exploitation
des années 70-80.
Et un des films mondo parmi les plus connus
est Face à la mort.
Mark le regarde en boucle.
Le faux documentaire montre des images
d'archives de morts violentes d'animaux,
de suicides, de meurtres,
de victimes d'accidents, d'assassinats,
de tribus cannibales, d'orgies
sataniques et plus encore.
Mais est-ce qu'il y en a...
Excuse-moi Simon, est-ce qu'il y en a ici
qui ont déjà écouté un Face à la mort
sur VHS?
J'ai entendu toi!
Captives!
Dans mon temps, c'était le Saint-Héral,
tout le monde cherchait Face à la mort.
C'était l'interdit dans le club vidéo.
On dirait que personne était game
de le prendre, il était toujours là.
Moi, j'ai jamais fait ça.
Moi, je sais pas c'est quoi.
Vous avez quel âge?
À 3, on a 162 ans.
Mais là, je vais préciser,
le style mondo, c'est sa reste des films.
C'est du documentary,
c'est des scènes majeure-terrement
inventées de toutes pièces
pour monter le film.
Mon Navo Québec, Montréal interdit,
Québec exposé, il y a eu une mode
des années 80.
Ceci dit, 75%
des scènes de Face à la mort
sont fausses.
C'est des simulations avec des effets spéciaux,
mais ça reste un film extrêmement
choquant, et Mark
en est envoûté.
Alors qu'il y a à peine quelques années...
Wabalah!
T'es en train de me perdre!
Normal!
Alors qu'il y a quelques années,
il chante encore dans la chorale de l'église
et prêchait la parole de Dieu.
À l'aube de l'an 2000, il commence à raconter
à son ami Eric, qu'il entend parfois Satan
lui parler et lui annoncer
que la fin du monde approche.
Mais le 16 mars 2001,
la fin arrive pour un certain
David Mashack.
Ce jour-là, un ami du quartier,
Amanda Gaithan, 16 ans,
débarque chez Mark Sappington
avec une arme qui a des nichés
nous ignorons comment,
un fusil d'assaut.
Les deux aspirants truants s'excitent
devant l'arme impressionnante et décident
de commettre un vol à main armée.
Le week-end arrive et ils ont besoin d'argent
pour faire la fête. Ils n'ont qu'à pointer
l'arme au visage de n'importe quel commerçant
pour qu'il leur remette le contenu de la caisse.
Le garage
de David Mashack, à moins de 6 km
de chez Mark, est choisi
au hasard. Ce jour-là, David
est le seul dans son établissement.
Les deux voleurs entrent en trompe par la porte
principale et annoncent le braquage.
David ne bosse aucune résistance
mais l'index de Mark sur la détente
le démange.
Il ouvre le feu sur le jeune homme fraîchement
marié et il meurt sous une
pluie de balles.
Pris de panique, Armando et Mark
prennent la fuite sans rien voler.
Un témoin les voit partir
et courner une description des deux braqueurs
aux policiers.
Pendant que Mark rentre à la maison
pour se défoncer, son compice,
lui, fuit la ville.
La police arrive à identifier Armando
grâce à une pagette qu'il a laissé tomber
sur les lieux du crime.
Trace numérique.
Il le retrace au Texas
et procède à son arrestation deux semaines
après le vol raté. Armando
refuse de révéler le nom de son complice.
De son côté, Mark développe
un appétit pour le meurtre.
L'expérience lui a donné un sentiment
de puissance comme il n'y a jamais
ressenti auparavant. Il est hâte de
être tué à nouveau, et c'est à peine
trois semaines plus tard qu'il trouve sa
prochaine victime.
Le printemps arrive tôt dans le Midwest.
En ce mois d'avril 2001,
la température a suffisamment monté pour
que Terry Green, un père de famille
de 25 ans, planifie d'aller pêcher
ce vendredi 6 avril.
Mais lorsque le météorologue
annonce de la pluie
et des vents froids, il change
d'idée et va plutôt rendre visite à son
meilleur ami, un vieil ami qui n'a pas vu
depuis longtemps, Mark Sappington.
Il emprunte la voiture
de sa sœur pour s'y rendre.
Ça fait un bout de temps qu'ils se sont pas vus.
Ils vont passer une petite journée ensemble et
ont beaucoup à rattraper. Mais à peine
a-t-il posé pied sur la dernière
marche menant au sous-sol de la maison
que Mark Sappington
empoigne un couteau de chasse,
qui avait préalablement caché,
et se tourne vers Terry pour le poignarder
dans la poitrine.
Son ami se défend tant bien que mal en essayant
de bloquer les coups. Il se laisse pas faire,
mais la première blessure est profonde.
Il n'a pas l'énergie
de combattre cette furieuse attaque
insensée. Il s'effondre et
lâche son dernier souffle.
La pièce est maculée
du sang de Terry Green.
Il y a des éclaboussures sur les meubles,
sur les murs. Il y a une mort de sang
qui s'étend autour de la victime.
Mark se met à genoux,
se penche par-dessus la dépouille
et se met à lécher son sang comme un animal.
Bon appétit!
Puis sa paranoïa le frappe
de plein fouet.
Par crainte que des voisins aient entendu le chahut,
il enroule le corps dans une bâche
et le transporte sur la banquette arrière
de la voiture stationnée devant chez lui.
Il roule jusqu'au centre commercial
River Market et abandonne la voiture
dans le stationnement.
Il retourne ensuite
avec la dépouille.
Il va l'abandonner
ainsi dans le stationnement
avant de retourner chez lui
pour se défoncer sur le PCP
en regardant face à la mort
sans sortir pendant deux jours.
En rêvant
à son prochain meurtre.
Il a goûté au sang et il en veut encore.
Le cadavre de Terry Green
sera découvert trois jours plus tard
à cause de l'odeur de putréfaction
émanant du véhicule.
Bon appétit encore!
Le lundi matin, Michael Weaver,
22 ans et demi-frère de l'ami,
Eric Phoenix,
quitte la maison pour se rendre au travail.
Mark Sappington est dehors,
aéré dans les rues à la recherche d'une victime.
Les deux hommes se croisent et se saluent.
Michael se retourne ensuite
et se dirige vers sa voiture.
Alors qu'il est en train de se pencher
pour entrer dans le véhicule,
Mark se jette sur lui et le poignard
d'entre les omoplates.
Malgré la blessure, Michael arrive à démarrer
la voiture et s'éloigne à pleine vitesse
seulement pour percuter un pilon
quelques mètres plus loin.
Mark le rattrape en courant
et entre dans le véhicule en poussant sa victime
mourante du côté passager
qui meurt au bout de son sang.
Il roule à peine à deux coins de rue
avant de s'engouffrer dans une ruelle.
Une fois stationné, avant de prendre
la fuite, Mark déchire
et retire le chandail
ensanglanté de Michael
avec son couteau.
Il le lève au-dessus de sa tête
et le tord pour en faire égoutter
le sang.
Il avale quelques gouttes encore chaudes
qu'il sent couler dans sa gorge
et le cadavre sera découvert
le lendemain matin.
La tuerie vampirique de Mark
n'est pas encore terminée.
Il en veut plus.
Après sa fuite, il retourne chez lui.
Quelques heures plus tard, il remarque
le jeune Alton Freddy Brown sur la rue.
Le gamin de 16 ans admire Mark
comme son grand frère.
Alors sans surprise, quand celui-ci
l'invite à la maison, Freddy
accepte allègrement. Une fois
à l'intérieur, aussitôt que le jeune garçon
détourne leur gare, Mark lève un fusil
de chasse de calibre 12 et lui tire
dans le dos à bout portant.
Aucun voisin n'entend
la détonation. Mark passe
les heures suivantes à découper
le corps de Freddy en morceaux
en prenant des pauses pour lui
sucer le sang.
Il souffrira plus d'anémises.
Il va ensuite
découper un gros morceau de chair
de la jambe droite de sa victime
pour ensuite monter à la cuisine
où il l'a fait cuire dans une poêle
avant de la manger.
J'étais sûr qu'elle allait avoir du cannibalisme
à soir à cause de toi, Simon.
Ça brasse, là.
Je l'ai pas aux autres.
Au retour de sa mère, Mark n'est pas à la maison
mais est difficile de rater les traces
de sang sur le plancher menant à la porte
du sous-sol. Elle n'y descend pratiquement
jamais mais elle doit en avoir le cœur net.
Elle descend et tombe sur une vision d'horreur.
Il y a tellement de sang
qu'elle en a le souffle coupé.
Elle remonte en courant et contacte
le 911. Le lieutenant Dave
Davenport rapportera plus tard qu'en
12 ans de carrière au sein des forces de l'ordre,
il n'a jamais vu un tel carnage.
Toute la pièce est recouverte de sang.
Il y a des morceaux de chair éparpillés
un peu partout, sur le sol, mais aussi
collés sur les murs.
Le plus choquant est le contenu de trois
sacs poubelles posées au bas des marches.
Dans le premier se trouvent les jambes
et les pieds de Freddy, dans le second,
ses bras et ses mains, et le troisième
contient le torse et la tête.
Une chasse à l'homme est lancée.
Lorsque l'enquêteur fait le lien entre
Mark et une tentative de kidnapping
qui vient tout juste d'avoir lieu,
les recherches s'accélèrent. Moins d'une demi-heure
avant la découverte du cadavre de Freddy,
Mark a forcé à la pointe de son arme
une femme de 36 ans, Anita Washington.
Elle conduit jusqu'au mi-souris.
Heureusement, elle a pu sauter
hors de la voiture en marche et s'enfuir
en courant.
La chasse à l'homme se termine le soir du
12 avril lorsque des policiers le remarquent
à pied, en train de marcher à moins
de deux kilomètres de chez lui.
Il est armé, mais il ne résiste pas
à son arrestation.
Pendant près de deux heures, il reste assis
dans la salle d'interrogatoire sans dire
le traître Mo. Les enquêteurs tentent
tout ce qu'ils peuvent pour le faire
parler sans succès.
Puis, sur le point de l'aménagement
et de sa célune, il décide de tout
confesser.
Il se met à parler de vampirisme,
de cannibalisme et des voix
qu'il entend. Il affirme que les voix
sont apparues en décembre dernier.
Ces voix qu'il croit
venir du diable lui ont dit
qu'il devait manger de la chair humaine
et boire du sang, sinon il allait
mourir. Au début, les voix étaient
occasionnelles et presque indissibles,
mais en avril, elles étaient
présentes à temps plein et plus fortes
que jamais. Après le meurtre de Terry Green,
les voix lui ont donné une date limite
pour la prochaine victime.
Mark a réglé sa montre pour savoir
quand manger avant la fin
du temps est parti.
Au bout de quelques jours, une voix
lui a dit qu'il devait manger à une humaine
dans les sept prochaines heures.
Alors, il est sorti aéré dans les rues
à la recherche d'une victime. À chaque personne
qu'il croise, Mark demande à
ses voix. Et lui, je peux le manger?
Et elle?
Mais les voix ne lui répondent
jamais. Ils manquaient de courage,
mais selon ses dires,
c'était eux ou lui.
Lorsqu'arrive le temps de parler
du meurtre de Freddie Brown, les enquêteurs
lui demandent pourquoi il a démembré le corps
et Mark répond qu'il souhaitait préserver
et congeler le cadavre
pour éviter de devoir tuer à nouveau la
prochaine fois que les voix lui demandaient
de boire du sang ou de manger
de la chair humaine.
La police refuse de croire à son histoire.
Ils ont l'impression qu'il invente tout au fur
et à mesure. Même s'il veut donner
l'impression qu'elle les voit le contrôler
de son propre aveu, il choisissait
seul ses victimes.
Sa confession dure une heure entière et
tout le long il sourit, il fait des blagues
de cannibalisme, il éclate de rire à de
nombreuses reprises. À un moment,
il attrape la cuisse de l'enquêteur et demande
s'il peut en avoir une bouchée.
Non, merci.
À aucun moment,
il ne démontre
le moindre remords.
Soit le choix du chef.
Cuisse ou foitrine?
Même si la police
tente de ne rien divulguer sur l'affaire,
le simple mot cannibale suffit à déclencher
la frénésie journalistique et Mark
fait les gros titres. La presse le
surnomme le vampire du Kansas.
Il a eu ce qu'il voulait. Il est
célèbre, du moins pour l'instant.
À la lecture de l'acte d'accusation
de meurtre, Mark Sappington plaît
de non-coupable. Sa caution est fixée à
3 millions de dollars. L'érouage de la
justice roule si lentement que le procès
ne débute que trois ans et demi plus
tard, en septembre 2002.
La première question est si
Mark est apte à subir son procès.
Il est évalué une première fois, puis
le procès est repoussé à janvier
2003. Mais la défense demande
une seconde évaluation parce qu'il est
de nouveau en crise psychotique.
Les psychiatres confirment ses
hallucinations et sa schizophrénie.
Il n'est pas apte à assister
sa défense, alors il est envoyé en
institution pour subir les traitements.
Au bout de quatre mois, les psychiatres
déclarent que maintenant qu'il est
médicamenté, il est prêt à subir son
procès. Une nouvelle date est annoncée
en juillet.
C'est alors que c'est le retour des
hallucinations pour Mark.
C'est qu'il avait compris comment
manipuler le système. À chaque fois que
le procès approchait, il arrêtait de prendre
ses médicaments. Il a fait ça
11 fois de suite avant que la cour
décide de le médicamenter à cause
des dangers qu'il représentait.
C'est finalement le
19 juillet 2004 que le procès
débute en fin. Si vous
permettez, je sauterai directement
aux conclusions du procès,
mais je noterai quand même que le seul
qui semble avoir du plaisir dans la salle de cours
est Mark Sappington.
Il sourit et les procédures
l'amusent. À aucun moment il ne démontre
le moindre remords. Les psychiatres
confirment sa schizophrénie,
mais il est impossible de savoir
s'il était en crise au moment des meurtres.
Cela dit, il arrive tout de même à
s'ésimer à démontrer qu'il était
tout à fait conscient de ses actes.
Il comprenait la différence entre le bien
et le mal, malade ou non.
Le jury prend une heure seulement
pour délibérer avant de revenir avec
un verdict de culpabilité aux chefs
d'accusation pour meurtres et tentatives
d'enlèvement. À ces mots,
Mark ne réagit pas,
il ne dit rien et ne montre aucune
émotion. Mark Sappington,
alias le vent perdu
de Kansas, ne sortira
jamais de prison.
Merci. Heureusement.
Si j'ai choisi ce soir-là,
c'est que... T'es un petit peu plus long,
je m'excuse. T'es un fan de B.C.P.
Mais oui,
il y a du cannibalisme,
il y a du sang en masse.
C'est bien divertissant, mais il y a une question
qui a eu ma curiosité
dès le début, mais j'aimerais ça vous entendre là-dessus.
À chaque
événement que je fais,
à chaque entrevue,
il y a tout le temps la même question
qui revient. Est-ce que vous n'avez pas peur
d'inspirer des gens?
Est-ce que vous n'avez pas peur qu'à force
d'écouter des affaires criminelles,
vous allez vous mettre à assassiner vos proches?
Je dis tout le temps à quel point
je dis tout le temps à quel point
je trouve que ça n'a pas de bon sens,
que c'est pas l'histoire qui va créer le tueur,
c'est pas le film ou le jeu vidéo
qui va créer le meurtrier,
mais là on a une histoire d'un gars
qui a vu Jeffrey Dahmer
et a dit « je veux faire pareil ».
J'ai une profonde envie d'aller danker.
Je suis comme curieux.
Je serais curieux.
Pour être honnête,
ça fait tout l'inverse.
Ça me met en état de vigilance.
Peut-être juste parce que je suis une femme.
Mais de plus en plus que j'en écoute,
de plus en plus que j'en fais,
j'ai plus en plus de misère
à aller promener mon chien ce soir.
Je pense que moi,
c'est vraiment l'inverse.
Je n'ai pas envie de tuer.
Mais je me dis, il est défoqué,
il en a, ça peut être ton voisin,
ça peut être n'importe où.
Je me méfie.
Je suis tout le temps à sa gâchette.
Ça rapploudissement,
qui a envie de tuer dans la salle?
Bonne réponse, gang.
Je suis fier de vous, merci.
D'ailleurs, ça m'amène à un autre point
que la salle,
il y a beaucoup, beaucoup de femmes.
Je pense que les femmes, ça a l'air
qu'elles sont plus attirées par le true crime
et que ça les met en état de vigilance.
Je ne suis pas la seule que j'ai entendu dire.
Tu perds vigilance, tu perds.
Si j'habitais dans le bois
et que je savais qu'il y avait des ours noirs
sur le terrain,
je m'informerais sur les ours noirs.
Je pense que si vous vous sentez
potentielle victime,
ce n'est pas une mauvaise chose
d'essayer de le prévenir
et d'informer pour le voir arriver.
Mais tu vois, honnêtement,
dans les histoires qu'on raconte souvent,
il y a beaucoup d'hommes aussi victimes.
Honnêtement, craignez aussi.
On craint, on a un bon message.
C'est tout ce que j'ai à dire.
Mais,
bref, moi,
ça m'a juste rendu paranoïaque.
Rien de bon là-dedans.
On se fait du mal.
Pourquoi on s'invite?
On est sale au bain-raide.
Mais moi, je dirais oui, l'hyper-vigilance
est certain, mais si ça tombe dans la mauvaise oreille,
c'est sûr que ça peut inspirer quelqu'un à faire
« Ah, lui, il a fait cette gaffe-là.
Moi, je ne le ferai pas. »
Tu comprends? C'est un peu cave,
mais c'est sûr que pour n'importe quoi,
ça peut arriver que des gens s'inspirent,
mais je ne pense pas que...
Non, non, non!
Du monde malade,
ils vont s'inspirer
de n'importe quoi, n'importe quand.
Il y a des prédispositions de santé mentale.
Non, c'est ça.
On est quand même conçu
empathique pour la survie de l'humain,
donc ne pas tuer notre prochain.
Exactement.
Il y a des petits glitchs. C'est sûr que si tu fumes du PCP
avec du weed tous les jours,
ça va accentuer...
Avec du liquide d'embaumement?
C'est sûr que c'est le liquide d'embaumement.
On a des contacts avec une morgue,
on va se renseigner.
Mais plus sérieusement,
je pense que c'est la drogue.
Ça amplifie...
Je ne suis pas spécialiste,
mais dès que tu es sensible à une maladie,
tu as un trouble de santé mentale.
Ça peut ouvrir une porte qui ne se referme pas.
Ça ouvre les portes.
C'est ce qui crée ça.
Mais ces gens-là, après ça, ils trouvent une influence
ou quelque chose qui va
se cautionner.
Ça dédouane un peu.
On dirait que d'autres personnes l'ont fait.
Ça dédouane le geste qu'ils veulent faire.
Mais au moins,
ils sont arrêtés, ils sont condamnés.
Mais pauvre victime quand même.
Tantôt quand tu disais...
Imagine quand je marche dans la rue le soir,
je tombe sur un gars ou une fille
qui veut me manger.
Qui a un besoin
de se nourrir
par un appel.
Un petit snack.
Ça donne des idées.
Je suis plus qu'un petit snack.
Ça donne une grosse collation.
Une petite cuisse.
Un petit jarré.
Tu sens les bonnes idées de Merch.
Des bijoux.
Une grosse collation.
Le jarré de Seb
en Merch.
Une photo de mon jarré,
je vais te faire une photo bientôt.
Tu veux tu signer ton mollet?
Juste le gauche.
Plus sérieusement, c'est troublant quand même.
On est à l'abri
nulle part.
Mais ça pour vrai,
à chaque jour que je sors de chez moi,
je me dis, ça peut être la fin.
C'est hyper vigilant un peu.
Mais c'est vrai.
Tu as l'air choqué.
Individu.
Pourquoi ça te choque?
Je trouve que c'est la bonne façon
de voir les choses.
Pas parce qu'il faut avoir peur.
Pas parce qu'il faut avoir peur.
De se rappeler qu'on est mortels,
tu vas profiter un petit peu plus
du temps qu'il te reste.
Tu vas pas repousser le souper
chez ta famille qui arrive ce week-end.
Ça se veut que ce soit le dernier.
Je suis d'accord à fond.
Faut pas devenir parano par exemple.
Faut pas s'empêcher de vivre.
Carmédienne.
Carpédienne.
Carpédienne, mon Dieu.
J'ai voulu faire mon cauchet de vie.
Ça n'a pas marché.
Bon, passons.
La prochaine histoire.
C'est-tu moi?
C'est à ton tour.
Avez-vous encore de l'énergie?
J'entends rien qu'ils disent.
Avez-vous remarqué
la différence entre les gars
et les filles en 2024?
Moi, je me demandais
juste s'il y avait des gens
qui avaient vraiment envie de faire pipi
ou quoi.
Il reste juste moi et Émile.
Oui, bien calculé.
Il n'y a personne d'autre ici.
J'ai un petit génie.
Je me lance.
Après, on ira faire pipi.
Mon histoire vient de Sacha.
Sacha.
Sacha dans la salle.
On ne sait pas si c'est une ou deux.
Ça peut être pour les deux.
C'est ça.
Je me lance.
Mon histoire, ça déroule le soir de l'Halloween.
Thématique.
Le 31 octobre 2020.
On n'aime pas ça.
Lorsque j'habitais
proche du Vieux-Québec, j'avais l'habitude
de prendre des marches.
J'empruntais toujours le même trajet.
Je le savais toujours à la lettre.
Puis, je me promenais surtout le soir.
Sans trop savoir pourquoi,
ce chemin, c'est lui qui m'appelait.
Ce fameux soir d'Halloween,
j'étais encore avec ma coloc
et nous avons décidé de faire une sortie
durant la soirée.
Mais là, je tiens à dire, qu'est-ce que t'allais dire?
C'est-tu la soirée du sabre?
Il est.
Dans le Vieux-Québec?
Est-ce qu'il y a des gens
qui viennent de Québec?
Ouais, comme glaceux.
C'est vrai.
Cette soirée-là,
il faut dire que moi et Joannie,
on était aux premières loges.
Moi, j'habite sur Grande Allée.
c'est la soirée du gars
qui s'est déguisé en samouraï.
Joannie, OK,
on avait le droit.
On a fait un party, beer pong, on s'est déguisé.
Puis, elle habitait
dans mon logement, dans le sous-sol.
Légit, on habitait dans la même maison.
Parce que la police en aurait pu venir.
On faisait du beer pong,
puis là, les polices passaient.
Puis là, ça n'arrêtait plus.
Puis on avait peur, puis on disait
qu'ils sont allés poigner du monde,
qu'ils font des parties d'Halloween.
On était sûrs que c'était ça.
On avait pas le droit d'avoir des gens chez nous.
Puis nous, s'il arrive, on est corrects,
parce qu'on habite à la même adresse.
Là, on se pensait bien haut,
mais ça devienne que ce n'était pas
vraiment ça, le dossier.
Je poursuis l'histoire de la fille.
Nous souhaitions profiter de la belle soirée
et de la température, puis
c'était une soirée plutôt douce pour la saison.
Plutôt ce soir-là,
pour niaiser les passants,
on s'amusait à récréer le son d'alarme
du film La Purge.
On se croyait bien drôle.
T'sais, faire peur aux gens,
surtout le soir de l'Halloween.
Mais t'sais, je ne les plains pas.
Tu peux pas le savoir,
c'est Halloween 2020.
Il n'y a pas un petit enfant dans les rues
parce qu'on n'avait pas le droit de passer l'Halloween.
C'était la Covid.
Après huit heures, c'était interdit de sortir.
C'était interdit.
Je me souviens, je ne donnais pas de bonbons.
Tu n'avais pas le droit.
Il n'y avait rien.
La police était partout.
Ils patrouillaient pour être sûrs
qu'on ne passait pas l'Halloween.
Je me sens que Montréal avait annulé l'Halloween.
C'est annulé.
Il y avait de la pluie aussi.
Il mouillait.
Mais il ne faisait pas beau, en tout cas.
Moi, ça me fait juste me faire penser à The Office.
Je vais annuler Noël!
Noël est annulé!
Tu ne peux pas annuler une fête.
Continue, puis j'annule le jour de l'1!
Mais là...
Je l'ai écouté 128 fois les 9 saisons.
Moi, ça suffit.
Moi aussi, c'est assuré.
Mais là, pour de vrai, l'Halloween était annulé.
Mais moi et Castillo,
on faisait du beer pong.
Puis là, plus tard dans la soirée,
alors que nous nous apprêtions à sortir,
une migraine nous frappe.
Pas moi et Castillo.
La fille et son ami. Sacha et son ami.
Toutes les deux en même temps.
C'était tellement intense que nous avions décidé
d'aller nous coucher.
Je me couche, donc, et avant de m'endormir,
je consulte mon Facebook.
Je m'assoupis un peu et je me réveille
quelques minutes plus tard.
Environ 15 minutes.
Plusieurs notifications apparaissent sur mon téléphone.
Il se passe quelque chose dans le Vieux-Québec.
Au début, c'est assez flou.
Personne ne semble savoir ce qui se passe exactement.
Puis ça devient plus clair.
Il y a un tueur qui rôde.
Puis ça, nous,
on était vraiment dans
la section où ça brassait.
Fait qu'ils ont envoyé une
alerte d'urgence,
comme ils font pour les alertes en bas.
Ça sonnait sur nos téléphones.
Il était comme, restez cachés chez vous,
fermez les portes, barrez les portes, vous n'avez plus le droit de sortir.
Fait que là, on était comme, mais qu'est-ce qui se passe?
Fait que je me souviens, on était comme,
fuck! C'est pas tant!
On pensait qu'ils démantelaient des
parties d'Halloween. Oui, oui!
Là, on a su qu'il se passait quelque chose.
Ça n'était pas minuit, il était pas minuit.
On commençait un petit pas à chier dans le culotte.
Je barrais les portes. Puis on avait fermé les stores.
Oui, on s'était rendu là.
Mais pas plus.
Je sais que ma migraine
aurait pris force à ce moment-là.
Et je pars connaissance où je m'endors.
Je sais plus trop.
Pour réouvrir mes yeux pile au moment où le tueur
s'est fait arrêter, j'ai peu dormi
cette nuit-là. Je me sentais pas bien.
Le lendemain, en soirée, j'ai décidé
de regarder les nouvelles à la télé.
Il y a quelque chose qui me dit de regarder ce qui se passe.
C'est là qu'on me montre le parcours
du tueur. Je fige.
C'est là que tout se bouscule dans ma tête.
Ce chemin, ce chemin-là, je le connais.
Je le connais trop bien.
C'est exactement le parcours que je faisais
à mes marges dans le lieu Québec.
Puis je repense à la veille,
à cette migraine pis le timing.
S'il y avait pas eu lieu,
cette migraine-là,
je serais sortie
pis dans les heures pile où la tuerie
avait eu lieu.
Avec du recul,
je suis encore persuadée que quelque chose
m'a protégé de sortir ce soir-là
le 31 octobre 2020.
Qu'est-ce qui se serait passé
si j'étais sortie ce soir-là?
On ne le sait pas.
Ça me fait chier dans mes chants
quand je l'ai dit.
Pis honnêtement,
moi, je travaillais
au Simon dans le lieu Québec.
Pis je me souviens là,
je fais ce chemin-là.
Je vois dîner où est-ce que ça se passe.
Je vois les gens. On dirait que ça m'a tellement perturbé
ce soir-là.
Le lendemain, j'étais là, j'étais allée.
Pis il y avait encore
je ne sais pas si c'est très joli,
mais il y avait encore du sang sur les lattes de bois.
C'était vraiment,
ça m'a vraiment poigné.
On dirait que j'ai vu les gens,
les pauvres, le monsieur qui s'est arrivé,
qui travaillait au musée. En tout cas,
moi, ça m'a vraiment poigné.
Je pense beaucoup à ces gens-là,
à tous les familles
que ça a affecté.
J'ai une pensée pour eux.
Ça n'a pas de bon sens. Moi, c'est la petite madame
qui fumait sa clope.
C'était la voisine, ma copine.
C'est genre, je veux dire,
ça m'a poigné.
En tant que témoignage de son chum,
moi, ça m'a...
Il y en a beaucoup de histoires, par contre,
comme ça, de gens qui disent
ah, j'ai survécu à tel truc
parce que j'ai eu une intuition,
j'ai eu un feeling. Ça vous est-il déjà arrivé, vous?
Peut-être pas nécessairement
de mourir une catastrophe.
J'ai été chanceux, je pense.
Le Titanic.
T'étais pas dans le Titanic.
J'ai pas pris le bateau.
Moi, je me souviens.
Ça, c'est une échoquine.
Moi, j'étais
au primaire avec une fille
qui avait dit mon oncle travaille
dans le World Trade Center.
Le jour du 11 septembre,
il a été malade, il n'est pas allé travailler.
Il y en a une couple de cas comme ça
qui ont été...
Ça, ça m'a marqué.
Je me souviens, j'étais jeune.
Elle avait dit ça le lendemain.
J'étais comme...
On ne savait même pas trop ce qui se passait.
J'étais super jeune.
Mais ça m'a marquée maintenant avec du recul.
Je suis comme, oh, shit, pareil le timing.
On croit aux anges gardiens dans ce temps-là.
C'est fou.
Il faut suivre son instant, puis au pire, on se trompe.
Et suivre son destin.
Suivre votre instant,
au pire, on se trompe.
Ça sonne comme une marque de...
C'est ma prochaine leuche avec le podcast.
Mais tant mieux pour elle.
Mais tant mieux pour elle, tabarnak.
Non, n'entendez pas, lui.
Mais tu sais, quand elle veut, tu vas sortir un album.
Non, mais dans la vie, il y a des timings.
C'est juste ça que je veux dire.
Mais pourquoi les personnes...
Il n'y a plus une tonne de morts ce soir-là.
Mais il y a quand même...
Tu sais, pourquoi eux?
Je veux dire, ça n'a plus être moi.
J'habite à deux kilomètres.
Parce que tu jouais au beer punk.
Je jouais au beer punk.
Je me rappelais, j'avais des textos...
Les mauvais choix, des fois.
T'es-tu correcte?
Qu'est-ce qui se passe? Mon père en Gaspésie.
Qu'est-ce qui se passe? As-tu vu les nouvelles?
J'étais comme...
Il n'y a rien.
C'est après qu'on a su ce qui s'est passé.
T'étais habillée en Austin Power tout seul.
J'avais mon petit fogone, j'étais prête à tout.
Mais...
Toi, tu t'es déguisée en quoi, à tout?
Fear and Loathing in Las Vegas.
Peur et dégoût à Las Vegas.
Oh yeah, quand même.
Quand même, c'était niche.
Mais...
Call in.
Que ça n'aurait plus...
Dans le fond, on peut dire ça.
Ça n'aurait plus être nous.
Ces gens-là, ils étaient situés au hasard.
C'étaient des gens qui fumaient leur club d'or.
Arrêtez de fumer.
Mais le beer, c'est vraiment ça,
le couple européen.
C'est l'Halloween, tu t'en méfies pas.
Du gars déguisé.
Moi, je me souviens, le soir même,
il y avait eu plein de vidéos
que les gens nous avaient envoyées.
Tu le voyais, le gars, il se promenait en bas des appartes.
Il était juste tout seul.
Il traînait son gros sable.
Mais c'était pas vrai.
Il l'avait associé à lui, mais c'était pas lui.
C'est ce que je me souviens.
Là, j'étais comme...
Mais je me rappelle, je fumais,
on fumait où? Direction le chemin.
C'est vrai.
C'était sur la route, baby.
Direction le chemin.
On peut s'envoyer...
Par chance, c'est pas passé par là.
Je trouvais que c'était percutant.
Mais...
Colline, grosse histoire
où nous comptes la soirée pour le spécial Halloween.
C'est vraiment...
En même temps, c'est un truc
qu'on en parle souvent dans les podcasts True Crime.
Le côté éthique,
il ne faut pas oublier non plus
qu'on s'entorche du tueur.
C'est les victimes qu'il faut.
On se souvient d'eux.
Absolument.
C'est ça.
J'ai rien d'autre à dire, mais pareil.
Faut pas glorifier les...
Les trous de cul.
C'est ça qu'ils veulent.
Il voulait du fame.
Il sait pas que j'ai parlé de lui.
Il vous rappellerait pas de son nom.
Je me rappelle juste de Kevin.
Kevin et Jason.
C'est tout ce que je me rappelle.
Kevin, c'est le nom de la soirée.
J'allais dire que c'est assez rare
des tueurs comme ça
qui choisissent la victime au hasard
sur leur passage.
T'as raison.
C'est même historiquement assez rare aussi.
C'est sûr que Québec,
ça a complètement chéqué
la ville aussi à ce moment-là.
Parce que t'as raison.
Généralement, c'est un peu là-dessus
que je me barre.
Je me dis tout le temps, je suis pas là-dedans,
je suis pas impliqué.
C'est vrai que c'est rare
qu'il y a des victimes au hasard.
Il y en a. Souvent, ils sont ciblés.
Mais dans ce cas-ci,
c'était vraiment du pur hasard.
Je pense que c'est vraiment...
Il fallait juste être encore plus choquant.
C'est là pourquoi je me mets
en état de hypervigilance tout de suite.
Oui, tout le temps.
Pour vrai, moi, quand je reviens,
tu sais, je marche souvent tard le soir.
Je suis un homme. Je me compare pas à une femme.
Mais malgré ça...
Are you really?
On s'en reparlera tantôt dans la loge.
Mais sinon, moi-même,
quand je marche tard le soir,
je reste quand même en épuisant.
J'essaie de pas vivre avec le sentiment de peur.
Mais tu te dis que c'est quand même peut-être la fin.
Mais oui!
Ça peut être vrai, je peux me faire frapper
par un bus, le train que je prends peut avoir
une collision.
Je me dis tout le temps que ça se peut
que je ne revienne jamais dans mon chez-moi.
C'est pas juste attirer le trouble.
Arrête de penser à ça.
C'est vraiment bon, je suis comme ça.
Il nous reste une histoire, je pense.
Merci, Cap.
C'est plaisir.
Ben oui, c'est ça.
Mon tour de closé.
Hello, tout le monde.
Je vais regarder par ici aussi.
J'ai pas beaucoup à regarder à gauche.
Oui, c'est vrai.
Il y a des gens à gauche aussi.
Oui, dernière petite histoire
de mon côté.
Je peux marquer ça.
Je vais appuyer sur un bouton au hasard.
Tu vas tomber sur le Reggae Horn.
Mon histoire est celle
du Joker du métro
de Tokyo.
C'est une transition
intéressante avec l'histoire
que tu viens de nous parler, Catherine,
parce que
la tienne s'est déroulée le 31 octobre 2020.
La mienne s'est déroulée
le 31 octobre 2021.
Donc, une année suivante.
On est dans l'athématique.
On sait que le soir de l'Halloween,
c'est là qu'il peut se passer plein de choses
étranges un petit peu partout.
Je t'ai parlé justement
de la tuerie de Québec.
Dans ce cas-ci,
ça a fait quand même quelques victimes.
Deux victimes
décédées entre autres, puis cinq
autres qui ont été blessées.
Là, je vous ramène
un an plus tard
à Tokyo, au Japon,
où il y a une histoire quand même assez
troublante qui s'est déroulée.
On est le soir de l'Halloween.
Ce soir-là, dans le métro,
c'est bondé,
bondé de gens de partout,
des gens qui reviennent du travail,
des gens qui rentrent chez eux,
des gens aussi qui sortent,
qui se dirigent dans des soirées d'Halloween
ce soir-là.
Il est aux environs de 20 heures,
puis il y a un certain Kiota Atori,
âgé de 24 ans,
qui monte à bord du train.
C'est un train express de la ligne
Keio à Tokyo.
Et particularité, lui,
pour l'Halloween, il est déguisé en Joker.
Comme dans Batman,
il est déguisé même plus précisément
en un peu plus le vieux Joker.
Oui, oui, la vieille génération.
La vieille génération, oui,
en Mauve et tout ça.
Mais ce soir-là, il y a plusieurs
personnes qui sont déguisées dans le métro,
parce que c'est la soirée de l'Halloween.
Donc, pas qu'il passe inaperçu,
mais il détonne
pas vraiment. Les gens trouvent pas
qu'il est weird parce qu'il est déguisé en Joker.
Parce que justement, il y a plein d'autres gens
qui sont déguisés autour de lui.
Donc, les gens portent pas attention
plus qu'il faut à Kiota Atori.
Mais tranquillement,
cet homme-là commence
à exhiber des comportements
assez étranges.
Premièrement, il va asperger
d'insecticide le visage
d'un homme qui est assis juste
à côté de lui.
Oui, ça, c'est un petit peu weird.
De l'insecticide, je ne sais pas
quel était son objectif à ce moment-là.
Il y avait beaucoup de moustiques.
Puis, par la suite, il se tourne
puis il poignarde
l'homme en question.
Ça escalade vite.
Oui, ça escalade très vite.
Il va poignarder
justement son voisin après
lui avoir lancé de l'insecticide
dans le visage.
C'est un homme qui est âgé
d'environ 70 ans.
Il poignarde à la poitrine
avec un couteau de survie de 30 cm.
Donc, quand même,
une grosse arme de chasse.
Exactement.
Il est comme dans le premier rang.
Tu veux-tu monter sur scène
pour nous le mimer?
C'est peut-être pas dit
que c'était sa dernière journée.
Là, on est dans un métro bondé.
On est à 20h à Tokyo.
Quand tu poignardes quelqu'un,
ça crée des réactions autour de toi.
Même si t'es déguisé en Joker.
Les gens paniquent
à ce moment-là.
Ils se demandent ce qui se passe.
En même temps, il y a un peu
un effet de foule.
Quand on est tout le monde ensemble,
on dirait des fois que le QI descend.
Je vais pas faire d'allusion.
C'est l'effet de masse.
Je me souviens plus du nom,
mais il y a même un terme pour ça.
Les gens ne savent pas trop
comment réagir.
Tu réagirais comment dans le métro
si quelqu'un poignarde quelqu'un
à côté? Les gens ont peur
d'intervenir.
Ils ont peur, évidemment, de jouer
au héros.
Plus on est,
plus on se responsabilise.
La responsabilité se déverse
surtout.
Plus tu te décharges,
plus il y a de gens, plus tu vas
te décharger, tu vas dire que c'est
pas moi qui vais y aller.
Il y en a un, par contre,
dans le tour, qui va faire ouf,
mais ça le prend.
T'es dans un métro bondé de gens.
Il y a une seule personne avec un couteau à gagne.
On est capable de le maîtriser
ou de faire quelque chose, mais il se passe rien.
Le métro, il roule.
Il continue.
C'est particulier.
Tu sens un peu comme dans un film
de Steven Seagal.
Ça avance.
Donc, il n'y a pas de...
Tu peux pas sortir de la porte.
Il y a certaines mesures
dans le métro de sécurité,
mais il n'y a pas un garde tout de suite
qui peut intervenir.
T'es dans un tube qui avance.
Tu peux pas vraiment sortir non plus.
À partir de ce moment-là, les gens vont fuir.
Ils vont même traverser
par les petites portes qu'on prend jamais,
qui peuvent t'amener
dans d'autres zones du métro.
Mais lui, à Tori, il se déplace.
Il change de wagon.
Et là, pendant qu'il se déplace,
il va répandre du liquide inflammable,
donc de l'essence,
sur le sol du métro,
sur les sièges aussi.
Imaginez-vous donc
qu'il va foutre le feu
dans le wagon.
Imaginez-vous être
dans un tube qui roule.
Il y a quelqu'un qui met le feu.
J'en parle avec le sourire
parce que je trouve ça surréaliste.
C'est pas parce que je trouve ça drôle.
Mais vraiment, il y a
carrément un climat
de panique incroyable
qui est semé
dans tout le métro.
À partir de ce moment-là,
les passagers vont tirer
la poignée d'urgence, évidemment.
Là, vraiment,
les autorités vont être
à viser qu'il se passe quelque chose
dans le métro. Mais qu'est-ce que tu fais
dans ce temps-là? C'est pas évident.
Le métro est en marche.
Et là, tranquillement, le train approche
de la prochaine station,
qui est la station de Coco Rio
à ce moment-là.
Et c'est là qu'il y a des passagers
qui tirent la poignée d'urgence.
Et là, le train s'arrête
à environ 2-3 m de sa position normale
en gare.
C'est tellement paniqué
que le métro s'arrête
là où les portes ouvrent pas.
Vous me suivez? Oui, oui, oui.
C'est un métro où il y a des grandes
palissades.
Un système mécanique. Oui.
Pour les vices, c'est ça. Oui, oui, pour anti-ficile.
Donc, tu peux pas
sauter sur les rails
de métro. Donc, en même temps,
si le métro arrive avant,
les portes qu'il ouvre sont devant
le genre de
palissades de sécurité.
Donc, là, ça commence à sortir
par les fenêtres. Les gens vont casser
les fenêtres du métro.
Et là, il y a le feu qui est poigné dans le wagon.
Imaginez-vous
la panique.
Et j'ai une vidéo,
en fait. C'est ça qui est hallucinant.
Je suis le seul,
je me rends compte que je suis le seul ce soir
qui fait honneur à notre écran de 200 pieds
derrière.
Je vais en profiter
pour projeter une magnifique
image pixelisée, capturée
de YouTube. Mais...
J'ai peur. Je vous montre
quelque chose. Mais je suis pas prête.
Vous allez voir, c'est...
Je fais ça live,
les amis. C'est le sexte. 2021,
on a des masques.
On est en 2021.
Mais on a tout le temps des masques. Vous saisissez,
la vidéo roule pas encore, j'aurais pas besoin de la jouer.
Vous comprenez que
ça va brasser là-dedans.
Donc, on
se lance une image
au mille mots. Les masques sont connues aussi.
Regardez
quand même qu'est-ce qui se passe au bout là-bas.
Regardez ça, c'est le feu.
Le feu s'en vient.
Il y a un autre plein de sang.
Je sais pas si c'était du feu.
Ça s'accrochait en feu, vite.
Le gars qui filme,
est-il complice?
Fait en bas.
C'est des gens au sol?
Oui, oui.
Les effets personnels
aussi que les gens ont abandonné.
Un soulier, il y a toujours des souliers.
C'est ça le plus terrifiant,
c'est que tu peux pas t'en aller.
T'es pris au piège.
Évidemment, il y en a qui filment
parce que tu sais, c'est pourquoi pas se faire
de la TikTok fame
pendant
qu'un meurtrier est dans le métro.
Vous voyez, les gens
commencent à sortir par les fenêtres.
On voit le mur.
Il y en a qui ont l'air
de calme.
Les policiers sont tranquillous.
Ils marchent.
Ils savent pas trop.
Ils marchent quand même.
À ce bout-là, en audio,
ça va être écoeur.
Je pense qu'ils savent pas
à quel point
la palette est plie.
Ils ont pas vu.
J'ai l'impression que...
En même temps, on leur demande de pas paniquer.
Les gens vont commencer
à filmer au travers des fenêtres.
Ils vont le capturer.
Vous allez voir.
Le voilà.
Ce qui me fait drôle,
c'est qu'il est assis tellement tranquille
avec sa clope.
Ça, c'est-tu après?
Il est dans le métro.
C'est pendant que vous voyez...
Mais voyons donc.
Mais voyons donc.
Il fume sa clope et tout.
J'ai pas eu le temps de vérifier
à savoir si c'est permis
de fumer dans le métro.
J'avais d'autres choses à analyser.
Il a tellement l'air relax.
Mais oui, il a l'air relax.
Mais ce qui est arrivé,
il était très relax
parce que c'était un peu son but.
Je pense qu'il aurait espéré.
Malgré tout,
malgré tout ce qu'on a vu,
il n'y a pas eu de...
À part quelqu'un de poignardé
qui a eu de l'insecticide dans le visage.
Il n'y a pas eu de mort
dans cette attaque-là.
Il y a eu beaucoup de gens.
Il y a eu des blessés.
Il y a eu beaucoup de gens traumatisés.
Mais il n'y a pas eu de victime
en tant que tel.
Mais lui, ce qu'il voulait,
c'est vraiment de se faire arrêter
par les autorités.
C'est ça qu'il cherchait.
Vous allez voir, je vais parler un petit peu
de son profil psychologique.
Mais une fois que tout ça est arrivé,
vous avez vu, les gens sont sortis par les fenêtres.
Par la suite, ils l'ont arrêté tout.
Il était assis tout bonnement comme ça
avec sa clope.
Puis ils l'ont arrêté comme ça.
Donc il attendait que les policiers se pointent.
Donc il a été arrêté sur place.
Puis il y a quand même
quelques informations
qui ont été importantes
dans cette
arrestation-là.
De un, tout de suite,
c'est sûr que son costume de Joker
a quand même aidé
à le retrouver assez rapidement.
Sur lui, il y avait plusieurs
objets
qu'il avait préparés.
Il y avait un couteau, mais il y avait aussi d'autres armes.
Il y avait du liquide inflammable.
Il y avait plein de preuves
sur lui aussi
comme quoi cette attaque-là était préméditée.
C'est pas quelque chose qu'il a fait au hasard.
Il y a eu des nombreux
passagers qui ont témoigné de tout ce qui
est arrivé. Il y a eu des images filmées
comme vous avez pu voir. Donc il manquait pas de preuves
à ce niveau-là. Puis lui,
rapidement, il a avoué son crime
aux enquêteurs.
Et lui,
sa motivation, c'était quand même assez
particulier, c'est qu'il voulait
commettre un meurtre de masse
afin d'être condamné à mort.
Donc son but, c'était d'être condamné à mort.
Il estimait qu'il y avait aucune valeur
à la vie.
Apparemment qu'il y a même un déclencheur
émotionnel. Je sais pas, je suis pas en train
d'essayer de créer de l'empathie pour lui.
Mais il aurait été affecté profondément.
Évidemment,
c'est une histoire
de rupture
avec son ex-petite amie qui s'est mariée
avec quelqu'un d'autre.
Et lui, ça a triggeré en dedans de lui
l'idée de faire
des meurtres comme ça.
Il a dit qu'il n'y a pas l'autre choix
que de tuer beaucoup de gens
et d'obtenir la peine de mort.
C'est sa destinée. Donc c'est vraiment
c'était ça son état d'esprit.
Tout était prémédité.
Puis aussi,
ce qui arrive aussi,
c'est qu'il s'est inspiré d'une autre
attaque. Parce qu'il y a eu une autre attaque
dans le métro de Tokyo en août de cette
même année-là, en 2021.
Et là, ça a été un peu plus
intense. Le 6 août 2021,
c'est un certain Tsushima
qui, encore une fois,
voulait absolument...
Lui, son but, c'était
de tuer une femme
heureuse. C'est ce qu'il a
indiqué. C'est level
10 incel.
Donc lui,
âgé de 36 ans,
il y a quand même...
Est-ce que ça a tué? Non,
ça a blessé une dizaine
de personnes cette attaque-là dans le métro.
Pas une mort, mais il y a quand même une femme
qui a été très, très blessée.
Heureusement, il n'y a pas eu plus de mort
que ça. Il n'y a pas eu de mort du tout,
mais ça n'a pas fait plus de dommages.
Il ne faut pas sourire dans le métro.
Exactement.
Et lui, il a été condamné à 19 ans de prison.
Vous allez voir, les pens sont
un peu...
Je ne sais pas si
on peut les qualifier de soft,
mais moi, de mon côté, en tout cas, je ne trouve pas
que c'est si pire que ça.
Lui,
dans le cas, je reviens à notre cas
de notre joker,
c'est 17 personnes qui ont été confirmées
blessées dont
l'homme qui a été poingardé a été grièvement blessé.
Il a fallu qu'il se rende à l'hôpital.
Ça lui a pris des mois sans remettre.
Et évidemment, on l'a
accusé de tentative de meurtre
pour une tuerie de masse,
mais aussi d'incendie criminel.
Puis il a été condamné à
23 ans de prison
par le tribunal de Tokyo.
Donc c'est sûr que ça...
À quelque part, ça soulève
des questionnements
pour quelqu'un qui espérait... On est chanceux
qu'il n'y ait pas eu de plus de dommages
que ça, qu'il n'y ait eu aucun
d'essais. Mais je ne sais pas,
je trouve que 23 ans quand même, pour quelqu'un
qui aurait pu faire des dommages
vraiment majeurs,
je ne suis pas sûr que c'est si dissuasif que ça.
Non, exact. Mais il ne extrapole jamais
les pens sur ce qui aurait pu arriver.
Je vais dire, au pire,
tant que tu as quelque chose, pitch-toi devant le métro
si tu veux mourir. Tu sais-tu pas d'autres monde?
Il ne peut pas, tu as vu les barrières.
C'est vrai, c'est à cause des barrières.
Je ne comprends pas ce désir
quand tu souffres en dedans, tu veux absolument
partir avec d'autres.
Oui, c'est ça, partir avec d'autres, faire souffrir
d'autres personnes. Embarquer d'autres monde.
On dirait pour, je ne sais pas trop,
transcender ta souffrance.
Lui, je l'ai trouvé courageux quand même.
Le joker?
Oui, parce que normalement, ils sont lâches.
Ils vont se faire enlever la vie.
Ça c'est vrai, ça t'as raison, ça c'est vrai.
Ça, c'est des maudits lâches.
C'est une drôle de manifestation du courage,
mais j'avoue aussi.
C'est une forme de courage.
Il assume ses gestes,
malheureusement.
Ouf!
Ouf, quand même. Tu nous closes ça,
moi et Mille.
Donc, c'était mon histoire dans le wind.
Merci, Mille.
Ça a passé vite.
Ça a passé vite.
C'est juste trois jours qu'on est ici.
Il est déjà dix heures.
À vous du fun!
Ça fait la tienne à peine!
On va-t-il être obligé de le refaire l'année prochaine?
OK!
Bien, voilà.
C'était cool de vous inclure tout le monde.
C'était cool d'avoir les petites frousses
avec nous ce soir aussi,
qui ont organisé tout ça.
Merci tout le monde.
Merci infiniment d'être venus.
Merci au MEM.
Merci à l'accueil.
Tout le monde ici a été vraiment génial.
Ils sont très attentionnés.
Merci à Gabriel qui a fait un super job.
Merci beaucoup.
On ne s'en va pas.
On va se retrouver à la table,
juste ici, si vous voulez jaser avec nous,
quoi que ce soit.
On reste pas loin encore quelques minutes.
Bonne soirée.
Faites attention à vous.
Merci beaucoup tout le monde.
Merci d'être venus.
Bon Halloween!
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