Le 31 janvier 2011, le jeune couple Johnny Clarke et Lisa Straub envisageaient de profiter d’une agréable soirée entre amis. Toutefois, la soirée a pris un tournant tragique lorsque des intrus ont fait irruption chez eux. Le couple est froidement assassiné, le meurtre a été soigneusement planifié. La maison a été fouillée de telle manière qu’il semblait que les intrus cherchaient quelque chose de bien précis. Le couple avait de nombreux amis, dont la plupart étaient impliqués dans des activités criminelles. Mais peut-on vraiment faire confiance à nos amis? Suivez-nous dans cette histoire des plus bizarres, où les preuves numériques se mélangent avec rumeurs et trahisons…

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#123 - Qui a tué Johnny Clarke et Lisa Straub?
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Des histoires étranges de l'ère numérique.
Le 31 janvier 2011, le jeune couple, Johnny Clark et Lisa Strobe, envisageaient de profiter d'une
agréable soirée entre amis. Toutefois, la soirée a pris un tournant tragique lorsque des intrus
ont fait éruption chez eux. Le couple est froidement assassiné et le meurtre a été
soigneusement planifié. La maison a été fouillée de telle manière qu'il semblait
que les intrus cherchèrent quelque chose de bien précis. Le couple avait de nombreux amis,
dont la plupart étaient impliqués dans des activités criminelles. Mais peut-on
vraiment faire confiance à nos amis? Suivez-nous dans cette histoire des plus
bizarres où les preuves numériques se mélangent avec rumeurs et trahisances.
Sébastien Évec, comment ça va ce soir? Ça va bien, toi, Emile Gauthier?
Ça va très bien parce qu'on aborde ce soir un cas qui nous avait été suggéré par des
auditeurs. Un cas assez spécial où c'est un peu le he said, she said. Tu sais,
des amis qui vont se poignarder un peu dans le dos, qui vont tenter de savoir qui a fait
quoi dans une scène de crime vraiment mystifiante où il y a beaucoup de questions à se poser.
C'est une histoire qui a passionné les internautes où il y a énormément de
preuves numériques, entre autres. L'ADN est entré en compte lors de cette histoire-là
qui a permis de faire énormément avancer le dossier. Donc ça va être assez passionnant.
Pour nos abonnés Patreon, Seb, t'as pensé un after-show, même?
Oui, on reste un peu dans le même thème et on va discuter dans l'after-show de trois cas
qui ont été résolus des fois, même 60 ans plus tard, grâce à l'ADN et à la
généalogie génétique. Ça va être vraiment intéressant de creuser d'autres cas similaires.
Oui, parce qu'à chaque année, on se rend compte qu'il y a plein de cas qui
sont résolus de cette façon-là. Parfois, c'est des gens qui vont justement mettre à
jour ou uploader leurs données génétiques sur des sites comme Ancestry ou 23andMe.
Ça permet de résoudre des « cold cases ». C'est quand même assez intéressant à surveiller.
Mais pour se rendre jusque-là, Seb, qu'est-ce qu'on boit?
Oui, on boit une bière, une de nos micro-brasseries préférées à la
Messorème Brassitorium. On a juste une mort. Sur la canette, on a juste une vie
barrée. Après, tu as une mort. C'est une New England IPA, 6,2 % d'alcool. Elle a un très
bon houblonnage, du Rewaka Eldorado et du Citra. Excellente. Elle a une belle... comment dire?
Elle est très dense. Oui, j'ai l'impression que mon verre pèse une tonne
puis que je bois du jus d'ananas. C'est même plus opaque encore que du jus d'ananas.
Mais oui, shout-out à la gang du Messorème. Il y a été récemment,
moi et Seb. C'est pas du tout une pub. On est allé en bons consommateurs et amateurs de bière,
puis on s'en est ramené plein. Oui, mais ça vaut toujours la peine.
Et cette tournée de bière-là, Emile, a été offerte par Nathalie Jouane. Merci à toi,
Nathalie. Si vous voulez faire comme elle et remplir le fridge de distorsion,
distorsionpodcast.com, vous nous faites une belle tournée de bière. Vous donnez le
mot en tant que vous voulez et vous nous suggérez, si vous voulez, une bonne bière.
Et on met ça dans le fridge. Merci à toi, Nathalie.
Oui, on a un shout-out aussi, une review 5 étoiles sur Apple Podcasts. Respect à ceux
qui continuent de nous en donner, même si on commence à être vieux et que ça fait
longtemps qu'on est dans la game. Shout-out à ceux qui nous en donnent encore. Elle nous
vient de Uniporn. Cette fois-ci, shout-out à ce beau nom. J'en veux plus et plus encore.
J'ai récemment découvert l'univers des podcasts, particulièrement distorsion.
Je travaille dans une écurie, donc j'arrive tôt le matin et je suis souvent seul pour faire
mes tâches. Je peux donc me plonger à 100% dans l'univers des distordus et me cultiver
d'histoires effrayantes tout en travaillant. Shout-out à toi, Uniporn.
Oui, merci.
Shout-out aux chevaux aussi. On aime les chevaux, shout-out.
Oui, exactement.
Hug horse. Je pense qu'on en a assez dit, Seb, parce que les gens nous disent tout le
temps que nos intros sont trop longues. Donc c'est le temps de se plonger dans cette
histoire-là. Est-ce qu'on est prêt, Seb, à se lancer dans cette histoire de meurtres inexpliqués?
Oui, mais juste avant de plonger dans notre épisode, Emile, un clin d'œil à NordVPN,
notre fidèle partenaire, le gardien de notre vie numérique. Pour ceux qui se le demandent,
un petit rappel. Un VPN, ça crée un tunnel crypté pour votre navigateur Internet,
rendant vos données indéchiffrables et votre présence en ligne invisible. C'est votre
bouclier personnel contre les regards indiscrets, que vous soyez chez vous ou connectés à un
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C'est presque poétique, Seb, vraiment. Tu nous expliques bien ça. En plus,
il y a un petit secret que je veux vous dire. C'est qu'avec NordVPN,
quand vient le temps de bouquer vos vacances, comme l'été s'en vient,
vous voulez sans doute voyager un peu partout, c'est possible d'avoir des rabais lorsqu'on
se connecte, grâce à NordVPN, sur le pays de destination où on se dirige. Si on se dirige en
Italie, on peut tenter de, sur les sites d'hébergement ou même Airbnb et autres,
tenter de se connecter avec le VPN à partir de cette destination-là. Ça permet de sauver des
coups, des fois, sur les locations de voitures, sur les locations d'hôtels. Donc,
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pouvez le nommer comme si on était à la maison. Peu importe où on est dans le monde,
on peut se connecter sur notre pays et puis profiter de tout ce beau contenu.
Oui, parce que les compagnies, justement, ils abusent des touristes, donc ça permet
d'éviter ça. Et pour vous aider à bien démarrer, on vous offre encore une fois une promotion
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Donc Seb, est-ce qu'on est prêt à se plonger dans l'épisode d'aujourd'hui?
Oui, monsieur!
C'est parti!
Nous sommes dimanche après-midi, le 30 janvier 2011, dans la tranquille banlieue de Toledo,
en Ohio, aux États-Unis. Johnny Clark, 21 ans, décide de profiter d'une
académie météorologique pour sortir. Les jours précédents, DAP Nature avait déposé
5 pouces de neige sur la région. Mais les routes étaient désormais dégagées, rendant
le déplacement plus facile. Johnny se rend chez un ami pour une occasion non moins chaleureuse,
regarder le Pro Bowl. C'est moins une... Je regarde moins cet événement-là, qui
était un événement annuel qui rassemble les meilleurs joueurs de la NFL. C'est
pas exactement comme le Super Bowl. Et cette année-là, en 2011, il était joué
à l'AOA Stadium d'Ounuulu à Hawaii.
Oui, je pense qu'il est souvent joué là, ou du moins je m'étais retrouvé
à Hawaii une fois et il y avait le Pro Bowl la même année.
Ça se peut que ça soit une habitude, en fait, je dois avouer que...
Mais j'avoue que je ne suis pas non plus un geek de football américain, donc corrigez-nous,
les historiens.
Alors que l'après-midi se fond en soirée et que le match captivant débute
à 19 h, l'ambiance est indéniablement à la fête. À 20 h, en plein cœur
de cette atmosphère électrique, Johnny reçoit l'appel tant attendu de sa mère,
Métis Vazquez Clark. Profondément ancrée dans les valeurs de leur héritage
cubain, elle manifeste son affection par un rituel quotidien qui consiste à
prendre des nouvelles de son fils. Il est coutumier pour elle de l'appeler
des dizaines de fois par jour, un geste qui, loin d'être envahissant, renforce
de liens uniques qui les unit. Johnny, conscient de cette preuve d'amour
maternelle, répond avec un sourire réconfortant « oui maman, je suis toujours
en vie ».
Oui, c'est pas un rituel que j'ai dans ma famille de s'appeler
dix fois par jour, mettons, mais je respecte ça ceux qui parlent à leurs
parents souvent.
Oui, je trouve ça même beau.
La conversation avec sa mère se termine sur des échanges habituels.
Johnny partagea ses pleurs de retrouver sa petite amie, Lisa Strobe,
pour 22 h. L'enthousiasme du match de football américain ajoute à
l'ambiance de la soirée, qui se clôture par une victoire
spectaculaire de la National Football Conference, la NFC, sur l'American
Football Conference, la AFC, avec un score final de 55 à 41.
Cette soirée restera gravée comme un moment mémorable pour Johnny et
ses amis.
Merci pour les résultats du match.
Peu après, 21 h 30, Johnny commence à se préparer pour aller
chercher Lisa, 20 ans, qui doit finir son service à 22 h au
TGI Fridays, qui est un établissement reconnu pour ses spécialités
en fait de cuisine américaine.
Une fois son travail terminé, il prévoit de se rendre chez les
parents de Lisa à Holland, qui est un trajet qui les sépare de
Toledo par une courte distance, c'est à peu près 15-20 minutes
de voiture.
Ce soir, en particulier, la maison des Strobe offre une
atmosphère d'accueil et de chaleur exceptionnelle parce que
Marybeth et Jeff Strobe, les parents de Lisa, sont partis en croisière
pour célébrer leur 25e anniversaire de mariage.
L'absence des parents de Lisa transforme leur maison en un
cocon paisible, permettant à Johnny et Lisa de profiter d'une
tranquillité rare et d'instants intimes.
Rencontrés en juin 2009, Johnny et Lisa partagent une
complicité sans pareil, tissés autour d'aventures et de
sorties, reflétant ainsi leur nature enjouée et leur amour
pour la vie en plein air.
Pour économiser, Johnny et Lisa, qui vivaient initialement
ensemble en appartement, ont décidé de s'installer chez les
parents de Lisa, profitant de leur aisance financière.
Johnny, avec ses ambitions de devenir entrepreneur, avait
intégré une école de coiffure animée par le rêve de
posséder sa propre entreprise.
Vivre chez les parents de sa blonde constituait en fait
une stratégie réfléchie pour économiser en vue de ses études.
Ce soir-là, il avait prévu d'organiser une soirée
via à la maison avec des amis en compagnie de Tiffany
Williams et son ami Zach Burkett.
On va bien prendre le temps de noter ces noms-là parce
qu'ils risquent de revenir très bientôt.
Vous allez voir, il va avoir plusieurs, plusieurs noms.
C'est un véritable jeu de clous, en fait, cette
histoire-là.
C'est une bonne métaphore.
Peu après leur arrivée à la maison à 22h41, c'est
Johnny qui reçoit un appel de Tiffany, impatiente de
savoir à quelle heure ils viendront la chercher.
Au téléphone, la réponse de Johnny est interrompue par
sa réaction de stupeur.
« Qui es-tu ? Que veux-tu ? Bro, qu'est-ce que
tu fais ici ? »
Suivi rapidement d'un TIF, je te rappelle, TIF pour
Tiffany, juste avant que l'appel ne soit coupé
brutalement après seulement 26 secondes.
Donc assez bizarre.
Tentant désespérément de reprendre contact sans
réponse, l'inquiétude de Tiffany monte.
Elle convainc Zach de l'accompagner en voiture jusqu'à
la maison de Johnny et Lisa.
Sur place, ils remarquent des signes d'activité à
l'intérieur, mais face à l'absence de réponse à
leurs appels, leur anxiété s'accroît.
Ils décident alors d'alerter la famille du
couple.
Persistente, Tiffany frappe à la porte et appelle
encore, espérant attirer l'attention, mais sans
succès.
Ce l'indice perturbant, une porte entre ouvertes à
l'étage, rompt le silence oppressant, visible à
travers la fenêtre latérale.
Confrontés à un mystère et sans indice supplémentaire,
Tiffany et Zach décident de quitter les lieux.
Tiffany, cherchant à élargir le cercle d'aide,
contacte la petite amie du meilleur ami de
Johnny, espérant qu'ils étaient juste
indisponibles à ce moment-là.
Oui, parce que même ils disaient aussi qu'ils avaient
peur que, pour une raison, que Johnny les
boudes ou les ignorent, en fait, c'est pour ça qu'elle
essayait de voir si quelqu'un d'autre ne pouvait pas les
appeler pour voir si ce n'était pas juste envers
elle qu'elle avait comme un bris de communication.
Oui, parce que le drôle de message d'avant,
comment dire, ça peut laisser sous-entendre plein
de choses. Quand il dit « bro, what are you
doing here? », on dirait que Johnny aurait peut-être
récupéré le téléphone, puis peut-être qu'en fait,
il s'adressait à quelqu'un d'autre.
Oui, exactement.
Mais après, quand il dit genre « Tiff, WhatsApp »
ou quelque chose comme ça, « What's going on? »,
Oui, c'est ça, je te rappelle.
Bien là, c'est clair que c'est lui qui s'adresse
à Tiffany. Donc, peut-être effectivement qu'elle,
elle a interprété ça un peu comme genre
« C'est ça, je n'ai pas le temps de te parler. »
Oui, exact, exact. Oui, elle n'était pas sûre,
elle ne savait pas trop, elle l'appelait.
Oui, mais très bizarre cet appel-là.
Rapidement, elle mobilise John, le père de Johnny,
pour l'accompagner sur place, tandis que
Maity Vasquez-Clark, sa mère en fait, alertée,
appelle au 911 à 1h21 précisément, signalant
la situation alarmante et demande une vérification
à domicile. Les policiers arrivent et inspectent
l'extérieur, ne trouvant ni trace dans la neige,
ni signe d'infraction. Malgré une télévision
qui était restée allumée à l'intérieur.
Face à l'absence de réponse et à une inquiétude
croissance, Maity appelle à nouveau le 911
à 2h27am, parce que les policiers,
la première fois qu'ils sont allés,
ils n'ont rien trouvé. Ils ont fait le tour
de la maison, puis ils ne sont pas entrés
à l'intérieur par exemple, mais ils ont fait le tour.
Et là, elle appelle une deuxième fois à 2h27am.
Elle se rend ensuite à la maison,
accompagnée d'un membre de sa famille,
pour retrouver Johnny, Tiffany et Zach.
Les policiers effectuent une inspection
plus approfondie, cette fois-là, de l'extérieur,
pendant plus de 20 minutes. Mais encore une fois,
ils ne voient pas de justification pour rentrer de force.
Et ils finissent par partir.
Mais là, c'est bizarre quand même,
parce que la mère, pour avoir entendu les appels,
elle est quand même assez paniquée.
Elle n'a pas l'habitude que justement son fils
ne répond pas. Mais en plus, bon, en tout cas,
c'est très inquiétant le fait que je crois
que sa voiture, en plus, est sur place.
Exact, oui, oui.
Ils n'auraient pas quitté les lieux.
Donc, c'est un petit peu alarmant.
Mais les policiers ne semblent pas comprendre
ce cri d'alarme-là, du moins pour l'instant.
Non, puis ils disent que s'ils n'ont pas de mandat,
ils n'ont pas le droit, en fait, tout simplement.
C'est alors qu'un agent confie à John
un conseil déterminant.
Bien qu'officiellement,
ils ne puissent encourager les fractions en tant que parents,
ils suggèrent d'agir une fois la police partie.
Inspiré par ce conseil, John Mighty
est le membre de la famille, décide d'agir.
Après une brève halte à une station-service,
il retourne à la maison.
John est le membre de la famille,
contourne la demeure et aperçoive
à travers les stores Johnny ainsi qu'un téléphone au sol.
Oui.
Poussé par l'urgence,
John enfonce la porte d'entrée à coups de pied
pour forcer l'entrée principale.
Ce qu'il découvre à l'intérieur dépasse l'entendement.
La maison est en désordre complet
et au sol de la cuisine gisent les corps de Johnny et Lisa.
Le couple a été sauvagement tué,
ligoté avec du ruban adhésif et des sacs en plastique,
en serrant tragiquement leur tête.
Bref, c'est une mise en scène horrifiante
qui a mené à leur asphyxie et à leur mort éventuelle.
Dans un élan désespéré de secours,
il perce les sacs et envisage un massage cardiaque,
mais en soulevant Johnny, la dure réalité s'impose,
il est déjà trop tard malheureusement.
L'état de choc s'intensifie lorsque Mighty, la mère,
dans une détresse profonde,
passe un second appel frénétique au 9-1,
illustrant l'ampleur de la tragédie qui a frappé cette famille.
En fait, j'ai dit second, mais c'est le troisième,
je pense, rendu à ce stade-ci.
Oui, je pense que oui, Thérèse.
Parce que les policiers sont déjà allés deux fois.
Donc oui, ils ont vu ça en fait par la fenêtre
là avant d'enfoncer la porte.
Exact, exact.
Puis l'appel au 9-1, si vous voulez l'écouter là,
je ne voulais pas vous le faire jouer,
ça fait tellement de la peine.
Ouais.
Tu sais, je serais dans le même état qu'elle, je veux dire.
Ah, c'est clair.
Ça n'a pas de bon sens, puis elle justement,
toutes ces appels avant,
elle savait que quelque chose qui clochait,
puis en même temps, je ne peux pas tant blâmer les policiers aussi.
On dirait que d'une certaine façon,
ils essaient de, je ne sais pas,
mais ils ne la comprenaient pas.
Ils ne l'écoutaient pas du tout.
Puis la dernière fois aussi, il a fallu qu'il la calme
puis à l'heure, elle leur expliquait.
Mais non, c'est...
Ah oui, c'est clair.
J'ai l'impression que à l'heure où elle a commencé ses appels,
puis au moment où ils sont entrés
puis qu'ils ont découvert les corps,
il devait déjà être trop tard depuis un bout.
Mais après, on ne sait pas ce qui aurait pu se passer.
Peut-être que les auteurs du crime seraient encore dans le coin.
Peut-être que, je ne sais pas,
peut-être qu'ils seraient encore,
je ne sais pas,
sauvables au niveau médical aussi.
C'est dur à dire.
Oui, exact.
Parce que ce qu'ils disent justement,
leur mort n'est pas loin quasiment d'après le téléphone de 22h41.
Donc, dans ces eaux-là, un peu après, mais pas...
Quand même avant une heure, deux heures.
Exact, exactement.
C'est vrai, ta raison,
j'avais pas pensé cet aspect-là,
qu'il était peut-être déjà un peu trop tard.
Mais quand on regarde le plan de la maison, en fait,
c'est que les policiers ont comme regardé autour,
mais j'ai l'impression qu'ils n'ont sans doute pas tout vu.
Parce qu'il faut quand même bien faire le tour.
Parce que quand on fait le tour de la maison,
on se retrouve à l'arrière,
puis il y a des fenêtres qui donnent vers la cuisine.
Quand on parle de la cuisine,
c'est vraiment là où il y a la table à manger, en fait.
Puis on ne peut pas entrer par là.
Il n'y a pas de porte, mais il y a des fenêtres.
Donc, j'ai l'impression qu'ils ont dû mal regarder.
Il était au sol, donc il fallait regarder quand même beaucoup
dans la fenêtre pour les bien attentivement.
Exact, sans doute que, j'imagine,
les fenêtres devaient être au niveau des yeux, tout ça.
Puis les cars sont quand même au sol.
Moi, je ne comprends pas, en fait,
comme les policiers, ils ont vraiment mal regardé.
Puis même, il y a un autre élément qu'on va discuter.
Dans pas longtemps, que je vais revenir là-dessus.
Les premières visites des policiers,
je ne comprends pas non plus parce que le père
n'a rien fait de différent.
Je veux dire que les policiers ont juste regardé par la fenêtre.
Oui, exact.
C'est un peu comme s'ils ne prenaient pas ça au sérieux.
Ils voyaient une télé, il n'y avait pas de traces aussi
autour de la maison.
Pour eux, il n'y avait personne qui était venu.
Donc, non, c'est vraiment étrange.
Peu après 4 heures du matin,
les enquêteurs arrivent et observent immédiatement
les dégâts sur la porte du garage
donnant accès à l'intérieur de la maison.
Cette observation confirme que les agresseurs
ont pénétré par là, par la porte de garage,
tandis que le couple a visiblement essayé de repousser l'attaque
en fermant la porte en vain.
À l'étage, la porte de la chambre de Lisa
porte également des traces d'infraction,
indiquant qu'elle avait été cherchée refuge dans cette pièce,
mais que les assaillants avaient réussi à y entrer.
De plus, 22 appels manqués sur le téléphone de Johnny,
tous postérieurs à 22h41,
témoignent vraiment d'une tentative désespérée
de communication qui était restée sans réponse.
L'analyse plus approfondie de la scène
a révélé des indices critiques.
Les enquêteurs ont noté une recherche
apparemment ciblée par les agresseurs,
suggérée par le désordre spécifique laissé derrière eux,
des armoires vidées, le contenu des tiroirs éparpillés,
le sac à main de Lisa vidé
et même le matelas de la chambre principale déplacé.
Cependant, il y a certains objets de valeur,
comme des bijoux ou même la monnaie irakienne,
qui ont été négligés,
orientant les enquêteurs vers d'autres motifs
que le vol en fait le vol simple.
La monnaie irakienne, je crois que c'était,
et tu sais, éventuellement on fera le calcul,
mais en monnaie irakienne,
c'était des millions de dollars irakiens.
Ah oui, ok.
Mais en équivalence canadienne ou américaine,
c'est plus, je pense, t'es autour de 1000 ou 1500.
C'est ça, j'avais deux, trois mille en tête au mémoire.
Oui, c'est quand même considérable,
mais c'est ça, quand tu vois ça,
si tu ne connais pas la valeur,
c'est des millions de dollars irakiens.
Non, tu ne m'aimes même pas connaître la monnaie.
Ben oui, exactement.
Mais qu'est-ce que ça représente?
Dur à dire, mais c'est quand même louche.
Quand tu vois des millions de quelque chose,
tu aurais tendance à le prendre.
Oui, ben oui, exactement.
C'était un voleur.
Oui, exactement.
Puis justement, il y a des photos qui ont été disponibles.
On voit des tiroirs très spécifiques qui ont été ouverts
et un gros bordel qui a été fouillé, vraiment,
mais vous allez voir, c'est étrange.
Il y a des témoignages ultérieurs qui ont révélé
en fait que Johnny avait déjà évoqué
l'existence d'un coffre-fort dans la maison
contenant une somme considérable.
Bien que les Strobe aient nié la présence d'une telle somme
ou même d'un coffre-fort chez eux,
la mise en scène de la violence avec Lisa et Johnny
qui ont été retrouvés ligotés, asphysiés,
détonent des crimes habituellement observés
dans ce quartier-là ou même en général.
Donc, ça accentue vraiment l'étrangeté de l'affaire,
le mystère.
Il me semble que c'était...
Il se vantait d'avoir au moins, je pense...
Ça se peut-tu 100 000 $ dans son coffre,
quelque chose comme ça?
Exact, exactement.
100 000, tu sais, comme...
Comment dire?
C'est un peu jouer avec le feu.
Oui, de dire ça aux gens autour de toi.
Oui, surtout que vous allez voir,
ses habits, c'est souvent particulier,
puis même Johnny, on va vous en parler un peu plus tard,
c'était vraiment une bonne personne selon son...
aimable et tout ça, mais il était peut-être naïf aussi.
J'ai l'impression.
L'enquête a pris un tournant décisif
avec la découverte d'un mégot de cigarette
laissé sur la scène de crime,
remarquablement intact, sans cendres,
ni odeur de tabac,
suggérant qu'il avait été abandonné là
quelque temps auparavant.
Puis ça, c'est vraiment...
C'est porter attention, là,
sans cendres, ni odeur de tabac dans l'environnement,
mais le mégot, puis c'est pas des fumeurs, les autres,
puis le mégot, il est là, donc...
Ou c'est comme s'il avait été mis là
délibérément à partir d'un cendrier ailleurs.
C'est ça, c'est ça qu'il faut vraiment entendre.
Ça peut laisser sous-entendre...
On dit pas que c'est ça, mais...
Ça peut laisser sous-entendre d'autres scénarios.
Ce qui semblait justement être un indice mineur
est devenu crucial lorsque l'analyse de l'ODN du mégot
a identifié des correspondances avec deux profils
dans la base de données CODIS,
qu'on va vous reparler un peu plus tard,
offrant aux enquêteurs une direction claire
pour poursuivre les responsables.
En outre, l'enquête a révélé aussi
des traces d'ODN non identifiées
sur le ruban adhésif qui a été trouvé sur les victimes
et dans la poche de jeans de Johnny,
ainsi que sur des objets personnels
tels que le clavier et la batterie de son téléphone.
Parce que le téléphone qui était à côté de lui,
il avait été défait, cassé,
puis la personne avait enlevé la batterie aussi,
comme pour, je pense, couper les données,
du moins sa géolocalisation.
Donc, parmi ces traces,
au moins quatre profils d'ODN féminins inconnus
et un profil d'ODN masculin inconnu ont été détectés.
Donc, il y a beaucoup d'ODN
élargissant le champ de recherche
et soulignant en plus la complexité de l'affaire.
Donc, il y a beaucoup, beaucoup d'ODN
qu'on ne sait pas à qui c'est dans tout ça.
C'est carrément un cocktail d'ODN sur place.
Puis c'est intéressant,
je ne le savais pas qu'on était capable,
avec l'ODN, d'identifier le sexe.
Je ne m'en rappelais plus.
En fait, on dirait que j'avais oublié ça.
Ça veut dire que, même si tu ne sais pas
c'est qui, je pense que dans les indicateurs,
je ne sais pas trop, tu es capable d'identifier par défaut le sexe.
Ça, je l'ignorais.
Donc, ça doit aider dans la recherche, justement.
C'est comme du moins de trouver des candidats potentiels,
des suspects potentiels, plutôt.
Oui, étant donné que 90 % à peu près des criminels sont des hommes.
Oui, exact, exact.
Mais dans ce cas-ci, il y a beaucoup d'ODN féminin.
C'est ça qui est...
Non, c'est ça.
Dans ce cas-ci, on écarte personne.
Justement, en parlant du CODIS,
je vous explique c'est quoi le CODIS.
C'est un acronyme pour Combine DNA Index System,
donc un système combiné d'indexation de l'ODN.
En fait, c'est une base de données informatique
gérée par le FBI aux États-Unis.
Elle contient des profils d'ODN qui ont été collectés
dans le cadre d'enquêtes criminelles,
incluant à la fois des profils de personnes condamnées,
des signes de crime et des profils de personnes disparues.
Le but principal du CODIS
est de faciliter la correspondance
entre les profils ODN provenant des différentes signes de crime
ou entre des profils de suspects
et des preuves recueillies sur des signes de crime
aidant ainsi à résoudre des affaires
qui seraient autrement restées non élucidées.
CODIS utilise des marqueurs génétiques
spécifiques pour comparer les profils d'ODN.
Ça permet aux enquêteurs d'identifier des correspondances
potentielles à travers les États-Unis
et les différentes juridictions.
Cela peut conduire à l'identification de suspects
dans des affaires où il n'y avait pas de suspects connus
ou à lier un suspect à d'autres crimes.
Le système est divisé en plusieurs niveaux,
y compris les bases de données locales,
c'est L10,
Étatique S10
et Nationale N10,
permettant une coopération et un échange d'informations
entre différentes agences de loi.
En résumé, CODIS est un outil crucial pour les autorités
car il renforce la capacité des enquêteurs
à résoudre des crimes grâce à la technologie de l'ODN.
Pour votre info,
au Canada,
ça s'appelle la Banque nationale de données génétiques,
la BNDG,
et en France,
ça s'appelle le Fichier national automatisé
des empreintes génétiques,
la FNAEG.
Donc, tous les pays modernes ont tous ça maintenant
pour faciliter les enquêtes.
Puis, est-ce que tu sais, toi Seb,
comment ça se passe, la collaboration,
justement, entre des agences comme le FBI
ou même les enquêteurs avec les banques de données,
je dirais, pour les particuliers,
comme Ancestry, 23andMe,
tous ça, les endroits où tu peux retracer ton bagage génétique
grâce à envoyer un échantillon d'ADN,
est-ce que ça ne doit pas être le free-for-all?
Est-ce que ça prend des mandats, en fait,
pour avoir accès aux bases de données à chaque fois?
Oui, je pense que oui, il faut un mandat,
mais je sais que souvent...
Oui, puis j'ai l'impression qu'ils collaborent
sans trop de problèmes,
mais je le sais que souvent, ce qu'ils font,
ils vont voir un autre membre de la famille d'un suspect,
puis ils vont vérifier son ADN à lui,
s'il correspond par les marqueurs.
Puis souvent, ils font des liens comme indirects,
du moins qu'ils sont capables de démontrer une preuve
qui est dans la famille et tout ça.
Oui, ils utilisent des bases de données,
mais j'ai l'impression que des fois,
il n'est pas qu'ils contournent le système,
mais qu'ils font un peu leur enquête de leur côté,
en collaboration avec eux quand même,
pour avoir le data,
mais ils utilisent des stratagèmes un peu comme ça aussi.
Oui, ça ouvre tellement des portes au niveau des enquêtes,
comme il n'y avait pas avant.
Ça n'a pas de sens.
Parce qu'avant l'ADN,
presque tout ce qu'on avait comme preuve d'identité,
c'était les empreintes digitales.
Exact.
Ça a tellement progressé en 40-50 ans,
c'est complètement fou.
Puis maintenant, de savoir justement
qu'on n'a plus besoin de forcément...
Comme tu dis, on peut résoudre des crimes
en n'allant même pas voir le suspect en question,
juste avec sa famille.
On réussit à...
On peut pouvoir avoir des extraits d'ADN
qui peuvent le lier à l'enquête aussi.
Il y a moyen de coincer des criminels comme ça
en les accotant dans le coin
juste avec des ADN de la même famille
ou de même sexe et autres.
Oui, exact.
Baby Tiki avait utilisé l'ADN de sa fille
pour trouver la corrélation justement,
pour être certain.
Mais tu parlais des empreintes digitales.
À l'époque, l'empreinte digitale fallait que tu la donnes.
Je veux dire pour être fiché
ou du moins qu'il y a vraiment une trace clair.
L'ADN, je veux dire,
ça se retrouve dans un poêle,
ça se retrouve...
Justement, il trouve l'ADN dans les poches.
Je me demande tellement comment ils font
pour extraire ça dans des endroits.
Justement, une poche de jeans ou des choses comme ça.
J'avoue que ça me dépasse un peu
puis ça me fascine.
Puis même dans l'after-show,
vous allez voir des crimes que...
même des fois, le coupable est mort.
Oui, bien oui.
Il est mort, mais au moins la famille a des réponses.
Exact.
Ça a vraiment tout changé,
les bases de données d'ADN et tout ça.
Je reviens à notre histoire.
Près de neuf mois après le drame,
il n'y a toujours aucun suspect
dans la ligne de mire des enquêteurs.
Non.
Vous allez voir,
on va rentrer un peu plus en détail dans l'enquête tout à l'heure
parce qu'ils ont interrogé évidemment tous les proches.
Et là, il y a beaucoup d'amis liés à John et Lisa,
mais là, les témoignages ne sont pas évidents
parce qu'il y a des rumeurs sur un,
c'est un qui dit que l'autre a fait tel truc,
les témoignages se contredisent.
C'est un gros bordel de témoignages
qui permet de coincer personne
avec des preuves séconstantielles.
En fait, on a besoin d'avoir la science de notre côté
pour réussir à coincer quelqu'un.
Puis, justement, neuf mois après le drame,
le 22 septembre 2011,
cette journée-là devient un jour clé dans l'enquête
lorsqu'un certain Samuel Williams est arrêté.
Et c'est son ADN justement qui a été identifié
sur le mégotigarette Seb dont tu nous as parlé
qui a été trouvé sur la scène de crime.
Le mégotigarette qui apparemment ne sentait plus rien
puis il n'y avait pas de cendres au dos et autres.
La découverte de son ADN,
ainsi que celui de Cameo Padaway
dans la base de données du CODIS,
place Sam au cœur de l'affaire en tant que suspect majeur.
Le même jour, il est formellement inculpé
pour meurtre, enlèvement et cambriolage,
marquant le début d'une nouvelle phase
dans la résolution de l'enfer.
Ce qui avait débuté comme une banale journée de nettoyage
pour Sam a pris une tournerie inattendue,
ponctuée d'une certaine ironie.
Il s'est retrouvé sans cigarette.
Après une nuit à jouer au jeu vidéo avec des amis,
ce gros fumeur s'est aperçu qu'il n'avait plus de quoi
satisfaire son habitude de trois paquets par jour.
Son frère, prêt à l'aider, lui propose un marché.
Il lui achèterait un paquet
à condition que Sam l'accompagne au magasin.
Mais en se dirigeant vers sa voiture,
la situation de Sam bascule brusquement.
Ce qui s'annonçait comme une simple sortie
devient le théâtre d'une arrestation dramatique
par les US Marshals.
Sam pensait au départ être interpellé
pour une vieille affaire de violence conjugale,
sachant qu'il était recherché sous mandat
et en situation de probation.
Un beau profil.
Toutefois, face à l'intensité de son arrestation,
Sam a vite compris que les enjeux
dépassent largement ceux d'un simple mandat d'arrêt
pour violence conjugale.
Arrivé en salle d'interrogatoire,
convaincu que les charges contre lui
concernaient sûrement son implication
dans une affaire de promotion de la prostitution
avec sa petite amie,
il s'est préparé à se défendre,
pensant que c'était ça la raison de son arrestation.
Donc il y avait pas mal de beaucoup de squelettes
dans le placard, ce cher Sam.
Cependant, après onze minutes,
l'interrogatoire a changé de ton
quand les enquêteurs ont présenté à Sam
des photos de Johnny Clark et de Lisa Straub,
mettant de côté toute autre accusation
pour se concentrer sur le double homicide
du 30 janvier 2011.
À ce moment-là, Sam ne savait pas encore
que son ADN sur le mégot de cigarette
le reliait directement à cette nuit tragique.
Sam a maintenu son silence lors de l'interrogatoire,
insistant pour parler à son avocat,
malgré la pression des enquêteurs.
Sam Williams est alors emprisonné
en attente de sa compagnie.
Avant qu'on continue un peu le cas,
on va parler un peu plus de qui était Johnny et Lisa.
Johnny Clark est né le 15 avril 1989 à Toledo
dans le comté de Lucas en Ohio.
John S. Johnny Clark a grandi entouré
de l'affection de ses parents,
Mayte Vasquez Clark et John P. Clark.
Reconnu pour sa nature douce et aimante,
il était le pilier émotionnel de sa famille,
particulièrement proche de sa mère,
qui affectionnait l'appeler un garçon à maman.
Ses échanges avec elle,
emplis d'amour,
maman, je t'aime plus que tout,
résonnent encore comme le témoignage
de leur lien indéfectible.
Son sourire était capable d'illuminer
les espaces les plus sombres
et son optimiste inébranlable
faisait de Johnny une source de réconfort
et d'inspiration pour tout son entourage.
Je pense aussi que tu parlais de sa relation avec sa mère.
Seb, il s'appelait très souvent.
Oui, c'était très commun pour eux
de s'appeler dix fois par jour.
Oui, exact, des dizaines de fois.
Ah oui, donc en fait, il était vraiment proche.
Donc c'est pour ça aussi dans les circonstances
de leur disparition au début.
Sa mère s'est inquiété,
peut-être qu'au regard de d'autres personnes,
elle s'inquiétait trop vite,
mais pour elle, c'était complètement anormal
vu qu'elle lui parlait très souvent.
Oui, exactement.
Le fait qu'elle soit pas capable de le rejoindre,
c'est ça, pour elle, ça faisait aucun sens.
Jamais il va la, comment dire,
la bouder ou quoi que ce soit.
Cass Allen, son meilleur ami,
se remément sa capacité unique
à apporter joie et lumière autour de lui,
soulignant l'impact profond
qu'il avait sur son entourage.
Animé par des rêves ambitieux
et une passion pour la coiffure,
Johnny s'est lancé dans l'aventure entreprenariale
en y intégrant une école de coiffure.
Son objectif était clair.
Ouvrir son propre salon,
y exprimer sa créativité.
Vivre chez les parents de Lisa
durant cette période stratégique
lui a permis d'économiser
en vue de concrétiser ce rêve.
Ça, ça témoignait vraiment de sa détermination
et quand même d'un bon sens des responsabilités.
C'était quand même un bon garçon.
Au-delà de son aspiration professionnelle,
Johnny savait équilibrer son temps
entre la poursuite de ses passions
et les moments chers avec ses proches,
entre randonnées, soirées entre amis
et instants privilégiés en famille.
Ce jeune homme à la fois rêveur et pragmatique
était un véritable rayon de soleil
pour ceux qu'il connaissait.
Leur rappelant l'importance de vivre pleinement
et de chérir chaque instant,
la mémoire de John S. Johnny Clark perdure,
symbolisant l'amour, la persévérance
et une joie de vivre qui continue d'inspirer
tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer.
Et aussi, maintenant je vais passer
autour de la biographie de Lisa.
On a moins de détails, je dois vous avouer,
sur Internet que sur la vie de Johnny,
mais je vais ainsi.
Lisa Anne Strobe,
venue au monde le 21 décembre 1990,
elle aussi à Toledo,
dans une famille chaleureuse,
rayonnée d'une énergie vivifiante
et d'une passion pour la vie, en fait.
Sa rencontre avec Johnny en juin 2009
a donné naissance à une relation
empreinte de bonheur et de légèreté
qui a été caractérisée par un amour commun
pour l'aventure et les moments de joie partagés.
Reconnue pour son esprit amusant,
Lisa savait embrasser la vie à bras ouvert,
que ce soit en explorant les sentiers de la nature
ou en participant à des fêtes avec ses sœurs,
où elle a d'ailleurs croisé le chemin de Johnny.
Leur alchimie instantanée
a rapidement évolué en une profonde comblicité,
souligné par les parents de Johnny
comme une nature très enjouée.
C'est des gens qui traînaient avec
des individus un peu mal-famés,
qui avaient un pied un peu dans l'univers de la drogue,
qui faisaient des petits side-hustles,
si je peux me permettre,
plus ou moins légaux,
pour arrondir les fins de mois.
Oui, tu as raison.
Là, on donne tout le beau côté de leur personnalité,
mais oui, ils avaient tendance à tremper un peu,
c'est sûr, dans tout ce qui touche un peu la drogue,
un peu qu'on peut dire de rue,
les amphetamines et trucs comme ça.
À petit niveau, on s'entend.
Mais quand même, on va y revenir.
Dès leur rencontre,
marquée par une soirée énergique,
Lisa et Johnny ont créé une complicité profonde,
partageant des rires et des aventures.
Leur entente naturelle et leur enthousiasme pour la vie
les ont rendus inséparables
avec un projet commun de parcourir le monde,
témoignant de leur soif d'aventure et de découverte.
Malheureusement, ils ne pourront jamais
mettre ce projet-là à exécution.
Pour terminer, Lisa, avec sa joie de vivre
et son amour pour Johnny,
laisse un héritage d'inspiration
rappelant l'importance de chérir chaque moment avec passion.
C'est bien dit, mon Seb.
Je reviens tranquillement à l'histoire et à l'enquête.
Bien que les premiers suspects aient été identifiés,
l'enquête reste tout de même complexe,
marqué par une myriade de questions ouvertes
et un éventail étendu de suspects potentiels à explorer.
Un élément essentiel impossible à ignorer
est la présence d'ADN non identifiés sur la scène du crime,
transformant cette affaire en une véritable partie de clou
en temps réel et à l'ère numérique d'une certaine façon.
Parmi ces traces,
au moins quatre profils d'ADN féminin inconnus
et un profil d'ADN masculin inconnus lui aussi
ont été détectés, élargissant le champ des recherches
et soulignant la complexité de l'affaire.
En plus, dans les témoignages, ce n'est pas évident
parce que c'est des gens qui se contredisent beaucoup
qui fournissent un, deux, trois témoignages,
donc ça rend la chose vraiment complexe
puis envisagée, comment dire,
même une poursuite en lien avec ça est très difficile
à ce stade-ci.
Une liste d'amis se retrouvait ainsi plongée
au cœur d'une enquête tumultueuse.
Tour à tour, ils sont passés au crible par les enquêteurs
afin de dénouer cette toile d'amitié
intéressamment tissée où les frontières de la loyauté
se dissipent dans le brouillard.
Sam Williams se retrouve à nouveau face aux enquêteurs,
on vous en avait parlé avant la pause,
silencieux et incertain lorsqu'on l'interroge
sur sa localisation la nuit du drame le 30 janvier.
Il admet ne pas se souvenir précisément de ses allées venues,
évoquant la vie chaotique qu'il menait à l'époque,
vague abondant de maison en maison.
Huit mois se sont écoulés,
comment pourrais-je me souvenir, se défend-il?
Parce que oui, c'est quand même difficile.
Moi, ça m'avait marqué quand j'avais écouté
le podcast Serial au début,
lorsque, en fait, toute l'histoire de Serial,
le procès de Anan Sayad est basé sur des témoignages
qui remontent à vingt ans et plus.
Donc, encore, Sarah Koenig, dans son podcast,
abrace les affaires, elle va parler à des gens,
puis c'est pas évident de se rappeler justement
qu'est-ce qu'on faisait tel jour.
C'est sûr que c'est une journée où il y a eu un événement marquant,
on va s'en rappeler un petit peu plus,
mais à titre de comparaison,
je me rappelle, en début de saison,
Sarah Koenig, dans le premier épisode,
je pense, elle demande à son neveu
« Qu'est-ce que tu faisais vendredi soir? »
Il ne savait pas trop, puis il dit genre
« Ah ben finalement, j'étais au cinéma avec des amis. »
Et lorsqu'elle confirme avec les amis en tant que tel,
non, on ne s'est pas allé au cinéma, personne.
Même se rappeler ce que tu as fait samedi passé,
ça n'est pas si facile que ça, finalement.
Ben non, exact, on peut se créer des faux souvenirs
dans ce genre de contexte-là,
parce que c'est normal,
quand on n'a pas d'événement à retenir,
notre mémoire, sinon, imagine si on retenait
toutes ces journées-là, c'est impossible.
C'est pour ça que le cerveau fait ça.
Ah non, exact.
Cependant, en fouillant dans ses relevés téléphoniques,
et grâce à l'aide de sa famille et amis
scrutant les réseaux sociaux,
un fil d'Ariane se dessine.
Samuel était au Bottom Line Bar
sur Navarre Avenue,
plongé dans l'effervescence du Pro Bowl.
Et là, il y a d'autres gens qui entrent en compte.
Destiny Madrid,
ainsi que son cousin Larry Gilhouse
et Eddie Flores
comptent parmi les témoins de sa présence.
Donc, il y a des témoins pour baquer
son alibi, le Samuel.
Eddie Flores raconte avoir été retenu au travail
jusqu'à tard ce jour-là,
période durant laquelle il échangeait des SMS
avec un autre de la famille, le Larry Gilhouse.
Ses messages révèlent que Sam
assistait à l'anniversaire de la fille de Larry,
qui confirme par ailleurs à la police
la présence de Sam
et son aide au nettoyage post-fête,
soulignant ainsi son engagement
dans cet événement familial.
Donc, il aurait participé au-delà de faire la fête.
Il aurait même fait du rangement à la fin.
Oui, exactement.
Larry, de son côté, par message,
informe Eddie de leur intention.
Lui et Sam, de continuer la soirée au bar,
invitant Eddie à les retrouver
au fameux Bottom Line Bar.
Eddie se souvient ensuite
d'avoir rejoint son cousin Nick
pour le reste du Pro Bowl
avant de se diriger vers le bar
où il célèbre les 21 ans de Nick à minuit.
Un événement corroboré aussi par des archives
et coïncident avec le timing du Pro Bowl aussi.
Cette séquence d'événements fournit donc
un alibi assez solide à Sam,
établissant une suite logique et cohérente
des faits de cette nuit-là.
Donc, encore une fois,
c'est dur de distinguer le vrai du faux.
Eddie témoigne de la présence de Sam
avec eux au bar, lui aussi,
évoquant leurs longues connaissances.
Sam était là, il dit.
Il était avec nous, il bavardait.
Je le connais depuis qu'il est tout petit.
Nous avons tous traîné ensemble
après la fermeture du bar, explique-t-il,
insistant sur son impartialité.
Et il ajoute, si il est coupable,
il doit en assumer les conséquences.
Malgré notre amitié,
si les faits sont avérés,
c'est révoltant et il mérite sa peine.
Donc, de cette façon-là, Eddie,
ce qu'il affirme, en fait,
c'est un peu, je ne suis pas en train de le camoufler.
Non, exactement.
Si il était coupable, je vous le dirais.
Oui.
Mais bon.
L'intrigue s'intensifie avec l'enregistrement
d'un appel entre Sam et Destiny Madrid
à 22h27,
capté par une antenne téléphonique
à proximité du Bottom Line bar.
Durant son interrogatoire,
Destiny, elle maintient qu'elle était
en compagnie de Sam à ce moment-là,
affirmant même qu'ils ont fait un détour
par le Bedford Inn, qui est un hôtel.
Oui, exactement.
Cependant, cette version des faits
est remise en question par l'absence de preuves vidéo
corroborant sa présence sur les lieux.
Donc, au Bedford Inn,
il n'y a pas de caméras qui ont capté
ni un ni l'autre des deux.
Donc, c'est quand même questionnable comme un alibi.
L'énigme s'épaissit avec les témoignages
contradictoires et l'absence de preuves concrètes.
Sam Williams, entremêlant relations personnelles
et subterfuges, se défend en invoquant
des messages des interactions sur les réseaux sociaux
qui pourraient attester de sa version des faits.
Une piste que la police, malgré les efforts,
peine à démailer,
laissant des téléphones non restitués
et des SMS non exploités au procès.
Donc, c'est dur de prédire
comment les choses vont s'articuler,
Seb, à ce stade-ci.
Ah oui, oui, oui,
ça ne devait pas être évident pour les enquêteurs aussi.
Non, tout est un peu pêle-mêle.
Différentes versions, beaucoup de noms.
C'est des gens qui traînent un peu aussi, eux autres,
eux aussi un peu avec le monde interlope
de bas d'échelle, si je peux le permettre.
Mais quand même, ils sont tous un peu douteux
au niveau crédibilité.
Oui, ils ont tous des dossiers,
des petits dossiers criminels et tout ça, ou presque.
Peu après son dernier interrogatoire
par les enquêteurs,
Sam Williams commence à utiliser
le téléphone de la prison du comté
pour communiquer avec l'extérieur.
Dans un appel émotif à son neveu Chris à 20h45,
Sam lâche.
J'ai fait une erreur.
Je vais rester enfermé longtemps.
Il détaille ensuite à Chris un plan
pour récupérer d'importantes quantités de drogue
qui sont cachées à son domicile,
impliquant une escalade physique
et même l'intrusion dans sa propre maison.
Oh!
Un autre appel à un ami surnommé Looney
révèle son désespoir financier.
J'ai dit à mon petit neveu où trouver tout ça.
Aide-le à s'en débarrasser.
J'ai besoin d'argent pour un avocat.
Et Looney, ce n'est pas l'auteur de recettes veganes?
Non, non, exactement.
Non, c'est avec un Y, celui-là.
Pendant son incarcération,
Sam a passé plusieurs appels enregistrés par la police
et présenté plus tard lors de son procès.
Mais son appel le plus incriminant
a eu lieu le 12 avril 2012
lorsqu'il a appelé Stephen Pettoway.
Il est le frère de Cameo Pettoway.
Je vous rappelle sur le mégot de cigarette
qu'il y a eu deux ADN de trouvé,
celui de Sam Williams et celui de Cameo Pettoway.
Ça serait passé la clope.
Oui.
Alors que Sam affirmait qu'il parlait avec Stephen
sur des questions sans rapport avec le cas,
les autorités ont plutôt utilisé des extraits de l'appel
en plus de l'ADN
pour également arrêter et inculper
Cameo Pettoway du double homicide.
Sam fait allusion plutôt à une histoire criminelle
manquée entre eux,
aggravée par l'intervention du petit frère,
en fait, en remplacement de Stephen.
Ça ne serait pas en lien avec le cas de Johnny et de Lisa.
OK.
Mais malgré ça, les policiers ont utilisé cet appel,
ce genre de confession,
comme la preuve supplémentaire pour arrêter Cameo
parce qu'au début, juste l'ADN n'était pas suffisant
pour l'arrêter, mais suite à cet appel-là,
ils l'ont mis en état d'arrestation.
Également durant son incarcération,
Sam s'est lié d'amitié avec un certain Eric Yingling.
Il n'aurait peut-être pas dû.
Oh non.
On y reviendra.
On vient encore à l'enquête.
Les registres téléphoniques indiquent que Johnny a passé
un appel à un ami à 22h41.
C'est la même heure que Tiffany l'a appelé.
Cet ami, dont le nom est gardé anonyme pour sa sécurité,
a révélé à la famille de Johnny
qu'il attendait un certain Anthony Watson ce soir-là.
À la même heure, un appel confirme que cette attente
et révèle également la conversation étrange avec Tiffany.
Amené en interrogatoire le 3 novembre 2011,
le fameux Anthony Watson rapporte aux enquêteurs
qu'Alexandra Cousineau l'avait contacté à plusieurs reprises
cherchant à savoir ce qu'il connaissait sur l'enquête.
Alexandra, c'est un nouveau personnage, si on peut dire.
L'examen des relevés téléphoniques de Johnny Clark
montre qu'il a reçu 51 appels.
Beaucoup d'entre eux étaient des appels à des amis proches
qui n'ont pas suscité l'intérêt des enquêteurs.
51 appels, c'est rare que je reçois ça.
Oui, c'est beaucoup.
Même dans un mois.
C'est ce que j'allais dire.
Il y a eu plusieurs appels de et vers Zach Burkett.
Je vous rappelle, Zach Burkett,
c'est lui qui était censé se rendre
au domicile des Straub plus tard dans la nuit avec Tiffany William
pour jouer au billard.
Ils sont allés par après, mais c'était lui.
Il y a eu beaucoup d'appels aussi cette journée-là entre lui et Johnny.
Le témoignage du tribunal a révélé que Zach, en fait,
Burkett se trouvait dans un high-up,
un high-up, c'est un resto à déjeuner,
voisin où il déjeunait avec Alexandra Cousineau
et que Johnny Clark l'avait appelé à plusieurs reprises
pour savoir où il pourrait se procurer des pellules
pour plus tard dans la soirée, en fait.
Parce qu'à la base, on n'en a pas parlé au départ,
mais un des éléments qui a motivé la visite
de Tiffany et de Zach chez Johnny,
c'était de s'échanger des pellules aussi.
Pour la soirée billard, tu veux dire.
Oui, la soirée billard, exactement.
Il y avait une transaction qui devait avoir lieu.
Exactement, aussi.
Alexandra Cousineau intéressait les détectives,
en fait, en raison d'une dispute qu'elle a eue avec Johnny
au sujet d'un chien et d'une voiture.
En octobre, Johnny et Lisa ont accepté
d'acheter un chiot à Alexandra Cousineau pour 100 $,
mais ne lui ont versé que 50 $.
Puis, aux alentours du Thanksgiving,
Cousineau a déclaré avoir été convaincu
d'acheter le Dodge Stratus de Johnny pour 1 500 $.
Puis là, je la cite, elle dit,
je ne voulais pas acheter la voiture.
Il ne voulait pas s'arrêter.
Je pense que quelqu'un qui a dit ça a dit que Johnny,
je pense qu'il essaie de la convaincre absolument
d'acheter la voiture.
Elle a déclaré ça aux enquêteurs en mai 2011
quand elle a été mise en entretien.
Elle lui a versé 750 $
et elle lui a promis 750 $ de plus.
Elle lui a dit...
Genre, je suis tellement attaqué de t'entendre
que je vais t'acheter ton chiot.
C'est vraiment ça.
Il a dit, voilà l'argent, prends-le,
tais-toi, s'il te plaît.
C'était comme shut up.
Elle voulait vraiment se débarrasser.
Je trouve ça vraiment particulier.
Tu ne peux pas me forcer à t'acheter une voiture.
Elle a affirmé que le pneu était tombé à plat
au début du mois de décembre,
quand elle avait pris possession.
Nous nous sommes disputés
parce qu'ils voulaient le reste de l'argent.
La famille de Johnny a déclaré
que Alexandra avait menacé Johnny, en fait,
mais les relevés téléphoniques montrent
qu'il n'y a pas eu d'autres appels entre eux
après la mi-décembre.
Donc, je pense qu'ils ont arrêté
de s'harceler l'un l'autre.
Alors que leur échange téléphonique diminue,
par contre, les relevés téléphoniques
montrent que Alexandra Cousineau
et Zach Burkett ont commencé
à se parler plusieurs fois par jour,
ce que les enquêteurs ont demandé
à Cousineau lors de son interrogatoire.
Elle aura répondu
qu'il était son meilleur ami.
Il s'agissait d'une drôle de relation
parce que Zach avait 17 ans à l'époque
et Alexandra 21.
Les relevés téléphoniques font état
de 422 appels,
je répète, 422 appels,
entre les deux au cours du seul mois de février,
quelques jours après le meurtre.
Oh, après, en plus!
Je pensais que tu allais me dire avant,
je t'allais dire, OK, c'est peut-être
pour prévoir quelque chose ou pour le stress.
Non, c'est ça, oui.
Mais après, ça doit être du stress encore plus.
C'est bizarre.
Plus inquiétant encore,
un SMS de jalousie que Alexandra Cousineau
a envoyé à une femme quelques jours
après le meurtre,
elle a révélé ce message
lors du procès de Sam.
J'ai fait ça femme,
femme family.
Regardez les nouvelles,
ils sont attachés avec du ruban adhésif
et laissés pour morts.
Elle écrit ça comme
une forme de menace.
Oui, comme si,
tu as vu ce que j'ai fait,
ça pourrait arriver à toi aussi.
Par contre, Alexandra Cousineau
a nié à être impliquée,
affirmant qu'elle conduisait ce soir-là
avec son petit ami et qu'elle fumait de l'herbe
au moment du meurtre.
Son ADN a été prélevé
et ne correspondait pas à l'ADN
inconnue trouvée sur les lieux,
donc ils n'ont pas pu faire de corrélation là-dedans.
Oui, il y a juste des preuves
circonstanciales d'une certaine façon.
Oui, OK.
Je poursuis tranquillement, Seb.
Lors d'un premier interrogatoire
en mars, Anthony Watson,
on se rappelle de lui,
a expliqué à la police qu'il avait
initialement prévu de rencontrer Johnny,
mais a finalement annulé,
invoquant la nécessité de se lever tôt
pour l'école le lendemain.
En novembre, après son
arrestation pour cambriolage,
Watson a été extrait de prison
pour une nouvelle rencontre avec
l'inspecteur Kozak.
Watson a alors voulu partager
les détails d'une récente conversation
avec une femme qui s'était incriminée
dans ce crime-là,
mentionnant également Sam Williams.
Et il a dit à ce moment-là
Johnny a vu Sam,
il a tenté de les repousser à l'intérieur,
mais les choses ont mal tourné,
confiait-il à Kozak.
Watson a ajouté qu'elle lui avait parlé
d'un certain Drow
et d'une autre femme,
tous à la recherche d'un coffre-fort,
supposément caché dans la demeure.
Cette fameuse histoire de coffre-fort,
mais on n'est pas sûr qu'il y en a un,
en fait. C'est peut-être quelque chose
que Johnny a juste, c'est juste
vanté, dans le fond.
À ce stade,
Sam Williams et Cameo Pellaway,
liés au crime par l'ADN
sur un mégot de cigarette,
étaient déjà incarcérés.
Malgré les détails fournis par Watson,
correspondant aux spéculations médiatiques,
Kozak a assuré à
l'avocat de Watson qu'il discuterait
avec le procureur.
Watson exprimant alors
son inquiétude pour la sécurité de sa famille
après avoir nommé plusieurs individus
impliqués.
Anthony Watson
n'a jamais témoigné au procès
de Williams ou de Pellaway.
Bien qu'il n'existe aucune preuve
formelle que sa peine a été réduite
en échange de sa coopération,
les charges graves contre lui
ont été diminuées à un délit mineur,
aboutissant à sa mise en probation
après qu'il ait plaidé
coupable, dans le fond.
Parce qu'il a fait plusieurs crimes,
entre autres, dont le cambriolage,
mais c'était quand même un cambriolage
avec un gros cambriolage.
Puis on dirait que, vu que justement il a
collaboré, ils ne seront pas capables de le prouver,
mais étrangement, toutes les charges ont baissé
après son témoignage.
Le 19 septembre
2018,
Anthony Watson a été tragiquement
assassiné devant son appartement
à Macomber,
un crime qui reste non résolu
à ce jour, son assassinat.
C'est quand même bizarre ça.
Est-ce que c'est
quelqu'un qui voudrait pas qu'il parle plus,
on dirait que... Oui, exact.
Mais il était relié à toutes sortes, il a fait vraiment
toutes sortes de crimes, donc
c'est peut-être pas ça non plus, mais
c'est étrange quand même. C'est dur de pointer
sur quel crime
ou c'est peut-être même une dette
liée à d'autres activités,
donc c'est dur à dire.
Mais encore une fois, on peut voir que l'entourage
autour de John n'était pas toute nette-nette.
Non, non, non.
Si on revient à l'appel
de Tiffany à 22h41,
dont tu nous as parlé, Seb, l'appel
qu'elle a fait à Johnny,
Johnny n'a pas dit bonjour
lorsque Tiffany Williams a appelé.
Au lieu de ça, elle a dit,
qui l'a dit trois fois, avec
un ton un peu colérique,
« Bro, qu'est-ce que tu fais ? »
Et puis, à la fin, elle a dit
« Mais qui es-tu, bon sang ? »
Donc, bizarre. Encore une fois,
une bizarre déchange lorsqu'elle a appelé
Johnny. Par la suite, il me semble
qu'il a dit « Je vais te rappeler Tiff,
pendant Tiffany. »
Mais Tiffany, elle, a déclaré
qu'elle pensait que Johnny connaissait
la première personne à laquelle il s'est adressé.
Elle a supposé que, en l'appelant Bro,
que c'était quelqu'un qu'il connaissait.
Puis par la suite, c'est là qu'elle
aurait entendu Johnny lui dire
« Je te rappellerai Tiff », avant de mettre fin
à l'appel. Un membre
de la famille Clark a demandé pourquoi
il aurait dit ça et s'il
était en train de repousser des intrus
au moment où il a eu l'appel.
Comme ce que Anthony disait.
Mais j'avoue que
je comprends
ce qu'il veut le dire. En même temps,
quand c'est arrivé, c'est tellement arrivé vite
que je ne pensais pas qu'il allait
tout de suite se faire attaquer.
C'est pour ça qu'il a dû dire
« Je te rappellerai Tiff », puis il a dû
reconnaître, selon moi, une des personnes au moins.
Oui, je pense.
Puis comme ça, en voyant la personne,
peut-être qu'il a senté peut-être agressé,
mais je ne pense pas qu'il se pensait qu'il allait
se retrouver dans cette situation-là,
une situation qui aurait pu contrôler
la personne. Oui, peut-être.
Après ça, rappeler Tiffany.
Je pense que c'est pour ça
qu'on dirait qu'il essaie d'y mettre un peu
la faute,
pas sur elle, mais quand même
ses parents.
On dirait qu'il essaie d'y donner un tard à Tiffany.
Puis même, je pourrais bonifier,
je ne l'ai pas mis,
mais les Clark ont questionné
pourquoi Tiffany, elle n'avait pas appelé tout de suite
la police.
Puis elle, la raison qu'elle a donnée par la suite,
c'est qu'il y avait un peu de
drogue que Johnny avait
stockée chez les parents de Lisa,
puis elle a dit qu'elle avait peur qu'il se fasse
prendre avec la drogue
qu'il y avait sur place. Donc, pour elle,
c'était l'excuse. Je pense que,
c'est facile à dire après coup, je pense que
son histoire se tient, qu'au départ,
elle n'a pas voulu, comment dire,
faire la snitch.
Ou le mettre dans le trou. Oui, le mettre dans le trou,
parce qu'encore une fois, elle ne pouvait pas
s'attendre à tout ça.
Un rapport aussi
indique que la porte du garage
menant à la maison a été endommagée
à l'intérieur,
comme si Johnny ou Johnny et Lisa
avaient essayé de pousser la porte pour la fermer
lorsque les agresseurs se sont
heurtés à elle. Bizarre
encore comme remarque.
La deuxième porte endommagée
est celle de la chambre de Lisa à l'étage.
Il semble qu'elle essayait de s'enfermer
dans la pièce, selon les experts,
mais la porte a été forcée.
Son téléphone portable
se trouvait dans un autre endroit de la maison
à ce moment-là, donc elle n'aurait pas pu l'appeler
dans ce cours. Mais la majeure
partie de la maison est restée remarquablement
intacte. Il est
clair que ceux qui sont entrés par effraction
avaient une idée précise de ce qu'ils
cherchaient. Dans la chambre
principale, le matelas king size
a été retiré de son cadre et une
mode a été renversée.
Ça prend quand même de la force pour
retourner un matelas king size.
Un espace mural a été ouvert
aussi, comme si quelqu'un cherchait dans
le mur. Des objets ont été
retirés des tiroirs de la chambre.
Quelques personnes ont déclaré
à la police lors d'interrogatoires
que la rumeur circulait qu'il y
avait ce fameux coffre-fort
contenant une grosse somme d'argent
dans la maison. Deux personnes
différentes ont parlé d'une fête
organisée quelques semaines avant le meurtre
au cours de laquelle il a été question
d'argent et peut-être que ce coffre-fort
aurait été mentionné.
J'avais lu les rumeurs aussi, je pense
que c'était 125 000 ou quelque chose
comme ça qu'il y aurait eu dans le coffre
en argent.
Ça fait que tu sais, t'as l'impression que
les amis tournaient autour de Johnny
et Lisa. Il y avait peut-être leur
petite raison derrière la
tête. Les tumeurs
savaient probablement aussi que les
propriétaires de la maison, le père et
la mère de Lisa, n'étaient pas chez
eux à ce moment-là. Ils fêtaient
alors leur 25e anniversaire de mariage
dans une croisière.
Donc, je veux dire,
si les gens savaient ça, si ils ont
fait le crime pendant la croisière,
c'est qu'ils doutaient qu'il n'allait pas arriver le lendemain non plus.
Selon les Straub,
il n'y avait pas d'argent dans la
maison, seulement 40 $ qu'ils avaient
laissés pour que le couple puisse
commander une pizza.
Le couple a été retrouvé dans la cuisine,
bien que l'emplacement
de leur vêtement suggère que les corps
ont été déplacés à cet endroit.
Une photo déchirée de Johnny et Lisa
a été retrouvée plus tard
dans le solarium de la maison.
C'est bizarre, c'est un petit coup
émotionnel.
Le portefeuille de Johnny était posé
sur son ventre lorsqu'ils
ont retrouvé le corps.
Sur le ruban adhésif utilisé
pour lier Johnny, on a détecté
de l'ADN aussi, mais de l'ADN
féminin inconnu,
ainsi qu'un mélange incluant
l'ADN de Johnny et d'un
homme inconnu. Donc il y aurait
potentiellement une femme impliquée
dans cette histoire-là.
Les mégots de cigarettes collectés sur les
lieux du crime montrent des profils
ADN mixtes, certains concordants
avec Lisa et d'autres
avec des hommes inconnus.
Cependant, leur ADN
de Sam et Kaméo
n'ont pas été identifiés sur d'autres
échantillons clés, comme
l'échantillon du mégot par exemple,
ni sur les rubans adhésifs par exemple
utilisé pour ligoter les victimes.
Donc encore une fois, c'est weird
un peu. C'est weird, oui, vraiment bizarre.
C'est ça, on trouve un mégot pas de cendres
autour qui a l'air d'être un vieux botch
avec l'ADN de deux personnes qu'on retrouve
plus arrière dans la maison.
Ils ont peut-être été une gangue à entrer là aussi,
on ne le sait pas. Le rapport
souligne l'importance de l'analyse
d'ADN dans la constitution du dossier
contre les suspects et mentionne
que les profils génétiques ont été insérés
dans la base de données CODIS
pour d'éventuelles correspondances
futures. Au cours
de leur enquête, les détectives
ont interrogé des dizaines de personnes
parmi elles, nombreux étaient ceux
ayant des antécédents de condamnations
liées à la drogue ou à des actes de violence,
attirant particulièrement
l'attention des enquêteurs sur ce
réseau d'associés. Mais
les témoignages devant le tribunal
montrent que l'ADN de près de 40
personnes a été comparé à
l'ADN présente dans la maison.
Aucune d'entre elles n'était un succès,
à l'exception de l'ADN de
Williams et de Pedway.
Leur ADN n'a été trouvé que
sur la cigarette. D'autres
cigarettes avaient un ADN identifiable,
mais il a été expliqué
que ces cigarettes-là
appartenaient à des invités de Johnny et
Lisa, apparemment.
C'est confus tout ça,
par où commencer?
Oui, puis ça n'a pas de bon sens.
Je trouve que la preuve est tellement mince.
On y revit.
On revient avec
notre ami Sam.
Eric Yingling,
en fait, celui-ci affirme
que Sam Williams lui a
confié avoir tué un couple
dans le but de découvrir
l'emplacement d'un coffre-fort
rempli d'argent.
Yingling a déclaré
spécifiquement que le couple
avait été contraint de révéler l'emplacement
de l'argent, ce qui a conduit à leur
mort tragique. Le récit
de Yingling incluait la mention
des dinars irakiens,
la monnaie irakienne qu'on avait
trouvé sur les lieux.
Un détail qui l'a présenté comme une preuve
exclusive de sa véracité.
Par contre, cette information-là,
s'est révélée fausse d'une certaine façon parce
qu'elle a déjà été mentionnée dans
les médias et même dans le mandat
de perquisition. Donc, il y avait des
dinars irakiens, donc c'est
pas lui qui avait
l'information unique.
C'est pas une info exclusive de sa part.
Malgré les détails
compromettant et son intérêt personnel
à témoigner, il est resté toujours
constant dans son récit,
affirmant que Williams se confiait à lui
comme s'il était dans un confessionnal.
Ce témoignage,
malgré les aveux de Ying Ling,
cherchant un accord avec les procureurs
et partageant des informations déjà
publiques, a influencé le jury
vers la condamnation de Sam, imaginez-le.
Oui, ça lui a nuit.
C'est pour ça, je vous disais, des fois, il y aurait
peut-être pas dû se lier d'amitié avec lui.
Sam Williams, de son côté,
a nié avoir partagé de telles
confidences avec Ying Ling,
remettant en question la crédibilité de son
témoignage et le présentant comme
un manipulateur talentueux.
Hum, dur à dire, encore.
Oui, encore dur à dire.
Et là, on fait un bon vers
le procès. En fait,
je vous
rappelle un peu les faits, bon, 30
janvier 2011, on a découvert les corps
de Johnny, Lisa, Axe Fizier.
Leur tête est enveloppée
de sacs de plastique scellés par du ruban
adhésif.
C'est un mode
d'assassinat qui est très très rare,
selon la capitaine de police de Toledo, même
en général. Et eux,
ce qu'ils soupçonnaient, en fait, à cause de la propreté
de la scène, il y avait l'impression,
il y a eu beaucoup de théories et que ça pourrait
même être relié à des gangs ou
des cartels et même le MS-13
qui est un gros cartel
violent. Oui, qui est un des gangs
les plus terrifiants
du Sud.
Ils sont même implantés en Californie,
à Los Angeles. Oui, c'est vrai.
Mais ils avaient pensé à ça parce que
c'est vrai que la scène de crime,
à part l'ADN, il n'y a pas d'empreintes,
il n'y a pas d'empreintes digitales,
il n'y a rien. Ils n'ont pas réussi
à trouver d'autres preuves.
Sam Williams a donc été jugé
en juillet 2012, inculpé
de deux chefs de meurtre,
deux chefs d'enlèvement, un chef
de cambriolage. Il a été condamné à
prison à vie sans possibilité
de libération conditionnelle.
La seule raison qu'il n'y a pas eu
l'exécution, c'est qu'ils
étant donné qu'ils
savent qu'il n'est pas le seul coupable
dans cette histoire-là.
C'est pour ça qu'il n'y aurait même
pas eu l'exécution à vie parce que de ce que je
lisais, dans cet état-là,
c'est encore légal. Je ne sais pas
s'ils le font souvent.
La clé de l'accusation
reposait sur les aveux supposés
de Williams à l'informateur
en prison, Eric Yingling,
qui a raconté
que Williams lui avait confié tous les détails
du meurtre à cause du coffre-fort.
Yingling cherchait un accord.
Mais
c'est vraiment étrange
que tout ça a mené à ça.
Pour Cameo Padaway, le
deuxième homme qui avait
un ODN sur le mégot,
en fait,
ils l'ont acquitté tout
simplement parce que c'était
la seule preuve, l'ODN,
et c'était jugé insuffisant.
Parce que contrairement à Sam, il n'y a pas eu
de témoignages qui pouvaient corroborer que lui
était là. À cause de ça, ils l'ont tout simplement
libéré.
Le doute raisonnable est trop élevé.
Oui, exactement.
Donc tout au long de l'enquête,
quelqu'un sait ce qui s'est passé.
C'est ce que le capitaine
Loukta remettait
de l'avant, en fait, parce que
il y a encore
tellement d'ODN qui
reste. Il y a encore plein de
traces qui sont là,
de personnes qui peuvent avoir
été impliquées. Imaginez, ils ont comparé l'ODN de
40 à 40 personnes, puis il n'y en avait
aucune. C'est qui, ces gens-là?
C'est qui qui était sur
la scène de crime? C'est ça qui
est particulier parce que on dirait que Sam Williams,
je ne suis pas prêt à l'évacuer à 100%
parce que malgré tout,
il y a un maudit bon alibi la soirée.
La soirée, il était au bar,
toute la soirée au pro bar.
Même les heures du crime,
il était au bar
ou même avec ses autres amis. Donc c'est pour ça
que je trouve ça bizarre qu'il l'ait condamné
même. Je trouve qu'il y a un...
C'est un jury, c'était devant le jury.
Oui.
Je trouve ça bizarre.
Ils ont été convaincus
du témoignage de Ying Ling,
malgré que lui-même, ça a été dit
qu'il a été payé pour ça, que ça faisait
réduire sa peine. Il a-tu inventé
ça aussi pour...
Je suis métigé, moi aussi, mais c'est
vrai ce que tu dis. Tu sais,
il me semble qu'il y avait... C'est sûr
que ses amis, est-ce qu'ils ont tous
la crédibilité bonne question, mais en même
temps, tous les témoignages des témoins
qui l'ont vu au bar,
qui a célébré l'anniversaire
de l'ami, toutes ces choses-là, de son neveu,
je crois. Et là,
en fait, on a...
Tout ça ne fait pas le poids versus quelqu'un qui est en train
de se négocier,
un compromis en prison.
Ça se dit mal.
Moi non plus, évidemment, j'étais
pas au procès, mais
c'est drôle un peu. Il me semble que
pas que je veux excuser Samuel,
parce que peut-être qu'au fond de moi,
j'ai l'impression qu'il est sans doute impliqué.
Mais c'est sûr que je pense qu'il est cop
pour sans doute plusieurs autres aussi.
Oui, oui, absolument.
Et même, ils disent qu'ils n'ont jamais retouché...
Le dossier est encore
ouvert, mais ils n'ont jamais...
L'enquête ou d'autres tests ADN
n'a jamais été refait depuis 2013.
En fait, il n'y a pas re-eut
d'avancement depuis ce temps.
Mais à part de ça, je vais te parler
d'un autre truc. On le sait,
imagine, tes parents
se font... Pas tes parents, mais
tu es parent, et ton enfant
se fait assassiner.
Et que
le coupable
n'est sûrement pas le seul
coupable. Et si je parle...
On va se mettre dans la peau de
Johnny Clark, parent, le père,
et de Métis Vasquez,
en fait, qui sont les parents
de Johnny. Et eux,
leur émotion, un petit peu...
Comment dire? Ils n'ont pas été capables
de contrôler leur émotion.
Ils ont voulu un peu se faire justice
eux-mêmes.
Ce n'est pas drôle. J'ai une forme
d'empathie pour eux.
En octobre 2013,
la famille Clark, en fait,
vers une quête de justice,
a pris un côté sombre.
En fait, il y a deux histoires. En octobre 2013,
il y a Métis, la mère, elle, elle a été
arrêtée pour avoir proféré des menaces
contre la famille de Zach
Burkett, qui était
accompagnée à Tiffany, et qui était
supposée faire une transaction de pellules avec lui.
Cependant, il y a eu
des abandons d'accusations
contre elle. Ça, c'est une chose.
Bon. Deuxième chose.
La tension a atteint son paroxysme
fin 2014, lorsque
John et Métis
ont été impliqués plus tôt dans une tentative
d'agression contre Tiffany Williams
sur l'avenue Colburn.
Cette dernière était soupçonnée
d'avoir un lien avec le meurtre de
Johnny. Dans la soirée
d'un vendredi, John, le père,
alors âgé de 45 ans,
a essayé de tirer
sur Tiffany,
une jeune femme de 28 ans,
qui elle aussi était originaire de Toledo,
mais a manqué son coup.
Oui, quand même.
D'après la fidavit
du tribunal municipal de Toledo,
cette attaque conduit en fait
à l'arrestation de John. Il a été
incarcéré à la prison du comté de
Lucas avec une caution fixée à
100 000 $ pour tentative d'agression.
Et boy, ouais.
Oui, et puis...
Dans le même temps, Métis,
la mère, 44 ans, elle aussi a été
confrontée à des accusations d'entrave
à la justice parce qu'elle a menti aux
autorités, en fait, sur l'emplacement de son mari
au moment de l'incident. Donc,
suite à son audience préliminaire, elle a été libérée
sous engagement de caution, elle aussi.
Ces incitants mettent en évidence le parcours
tumultueux de la famille Clark, qui ont été
emportés dans une spirale
vertigineuse de douleur et de quête de justice
parce qu'ils n'ont jamais pu vraiment
avoir le véritable coupable
suite à leur
perte tragique de leur fils.
Mais, avoue que c'est
complètement fou, comme les
parents... Je pense que c'est la valeur
de des parents normaux, dans le sens que
pas des parents qui ont déjà un passé criminel.
Mais...
Tu sais, quand tu...
Tu pètes une fuse un peu comme ça,
si je peux me permettre l'expression, c'est que...
Tu sais, on dirait que...
Je ne conçois pas ce qu'ils ont fait,
puis c'est wrong, là, on n'a même pas de preuve.
Mais on dirait que des fois, je peux comprendre
la colère, là, tu sais.
C'est clair. Je pense que quand on arrive
là, ta perception de
la vie change. Ta perception de la
justice change aussi.
Le père, peut-être qu'il regrette pas ce qu'il a
fait, même s'il a fait de la prison.
Peut-être qu'il s'est dit, je pèse
le pour et le contre. Il voulait peut-être pas la tuer.
Je ne sais pas s'il voulait la tuer.
Ça, c'est une autre affaire.
Mais, tu sais, en fait,
je trouve ça un peu...
Tu sais, à ce niveau-là,
les enquêteurs, je ne pense pas qu'ils devraient s'acharner
sur la mère.
Le père, oui, il a tenté de tirer sur l'autre,
mais la mère
de l'accuser d'entrave parce qu'elle a tenté
de protéger son
mari, bien là, tu as déjà payé la mère,
elle a perdu son fils.
Je ne m'achandrai pas là-dessus,
mais bon,
c'est sûr que c'est triste parce que
c'est souvent pire, en fait, pour les gens qui tentent
de se faire justice eux-mêmes.
Eux, ils ont peut-être des raisons
qui vont au-delà de ce que nous, on sait,
de penser que
telle personne est impliquée. Ils savent sans doute
des choses qui se sont pas rendues à nous,
aux pauvres Québécois,
à des milliers de kilomètres de là.
Mais c'est sûr que ça n'excuse pas
le geste, en fait,
mais je comprends le désespoir,
puis l'envie de se venger,
de faire un kill build
de toi.
Parce que Tiffany, c'est comme
la suspecte numéro un de la famille,
on dirait, puis on dirait que
je ne comprends pas tant pourquoi
je comprends que
elle est au téléphone avec lui,
on dirait qu'elle ne croit pas,
le fait qu'elle n'a pas appelé la police,
on dirait que c'est pour ça
qu'il
la pointe comme ça du doigt.
Autre chose, je disais que
malgré toutes les rumeurs
et tout ça du coffre-fort,
ça a l'air qu'il n'y avait pas tant d'amis
de vrais amis de Johnny
qui savaient qu'ils habitaient chez Lisa
et qui savaient où Lisa habitait.
C'était tant même peu de gens
qui avaient la vraie information
de l'adresse et de tout le contexte.
Je n'ai pas eu plus de détails.
On a pu aussi prouver
que Sam et Cameo,
il y a eu des appels téléphoniques,
mais il n'y a pas tant de preuves
tangibles que Sam connaissait
Johnny.
C'est ça aussi qui est weird
dans tout ça, parce qu'il est
relié indirectement par d'autres
mais il n'est pas relié à lui
en tant que tel.
Ça aussi, c'est bizarre.
Je ne sais pas si un jour
on va avoir la vérité parce qu'étant donné
que toutes les ADN sont dans le système,
si quelqu'un a fait un crime
et qu'il est associé, peut-être qu'on va avoir
une réponse un jour.
Oui, qui ressort dans les nombreuses
traces d'ADN inconnues
qui se sont retrouvées sur la scène
de crime. C'est toute une histoire.
Si vous voulez en savoir un peu plus,
en fait, toutes les interviews
de Samuel et des autres
sont tous sur YouTube.
C'est fascinant d'aller voir
comment peu d'entre eux
ont des émotions, je dirais,
par rapport à la mort de leurs
deux amis. Ils ont tous l'air
un petit peu louche,
mais dites-nous ce que vous en pensez,
vous, les distordus.
Nous, on est un peu bafoué,
on a de la misère à mettre le doigt.
Moi, personnellement, j'ai l'impression
qu'ils sont un peu tous coupables
à un niveau ou l'autre.
Ils n'étaient peut-être pas tous dans la maison,
mais ça se peut qu'ils sont entrés à cinq
dans la maison pour être sûrs
de les pogner les deux.
Ils savaient qu'ils étaient deux,
tu ne rentres pas tout seul.
C'est peut-être des gens armés aussi.
Oui, c'est vrai.
Ils n'ont pas retrouvé de trace
ou quoi que ce soit, mais c'est vrai.
Il y avait peut-être des armes.
Johnny, vous regardez des photos,
il est assez baraqué, il a des bons biceps.
Pour pouvoir le déplacer,
il faut que tu sois fort aussi
pour l'attacher, le maintenir.
Comme tu dis, c'est sûr qu'il était plus que deux.
Oui, et ça prend...
comment dire...
assassiner quelqu'un avec un sac de plastique
et tomber dans la torture.
Ça prend quelqu'un qui...
comment dire...
qui a peu de remords,
peu d'empathie.
Ah oui, vraiment.
C'est drôle parce que j'ai poigné
en travaillant sur le cas
dans les derniers jours, j'ai poigné
un deux minutes à me mettre dans la peau,
dans leur peau quand ils se sont fait
mettre les sacs
sur la tête.
Je suis tombé comme j'ai fait une crise d'angoisse,
mais je suis venu angoissé,
puis je m'imagine quelque chose comme ça t'arrive,
la panique qui doit t'arriver.
Et moi, je pensais juste à leurs dernières
minutes de morts.
Tout ce qui te pense par la tête,
ça devait être horrible,
honnêtement, mon Dieu, pour eux autres.
Yes.
Ben écoutez, les Dix-Tordus, dites-nous
ce que vous en pensez. Sinon,
pour l'after-show, en fait,
si vous êtes abonnés sur Patreon,
si vous ne l'êtes pas, c'est le moment de le faire,
on va parler de trois cas qui ont été résolus
grâce à l'ADN puis la généalogie génétique.
Donc ça risque d'être très intéressant
comme after-show, Seb.
Sinon, on vous remercie,
chers auditeurs, auditrices, d'être toujours là avec nous.
On achève tranquillement cette
neuvième saison.
Je ne sais plus trop combien il reste d'épisodes,
un ou deux peut-être. Max, oui.
On achève bientôt. Ceci dit,
vous pouvez toujours interagir avec nous,
on est facile à trouver sur à peu près toutes les plateformes
de réseaux sociaux. On voulait remercier
André Beaupri, notre monteur,
qui a monté cet épisode. Merci à Arby
qui a fourni la musique, encore une fois.
Et bien, on commence
à faire le tour de nos membres
de Patreon, Seb. Oui.
Au bout de plusieurs saisons, on en a moins.
Oui, un petit peu moins. Mais on en a quand même.
Merci à vous. On commence à avoir fait le tour.
Je pense que ça fait plus de mille, en fait,
à qui on donne des shout-out.
Désolé à ceux qui attendent
leurs shout-out depuis aussi longtemps.
On essaie de ne pas rendre ça trop pénible,
mais en même temps,
comment dire, de vous mentionner le plus possible.
Mais on arrive tranquillement
au bout, donc ça devrait s'alléger
avec le temps. Donc Seb,
je te laisse ça y aller, mais sinon,
on se dit à très bientôt, cher Distordieux.
Je donne beaucoup d'amour
à Sabrina S,
Samuel L,
Naya,
Michelle G et Sin Ho.
On ne pourrait pas faire ce show
sans l'appui d'Annie,
d'Etienne A, de Julie,
de Océane B
et d'Elisabeth M.
Merci au Super Distordieux LB,
Karine De B.
Choisie, Kate
et Eric B.
Aussi, un gros
shout-out à Anne
316, à
JG, à Jean-Philippe
G, à Myriam
et à Marc-Antoine S.
Et je conclue
avec un gros câlin à Amélie
R, à Simon,
Chantal C,
Diane V et Sabrina
B. Je vais te le faire refaire,
Seb, c'est Diana.
Mon Dieu, André, je recommence.
Et je termine
avec un gros câlin à Amélie
R, Simon,
Chantal C, Diane
V et Sabrina B.
Merci à vous, on vous
aime à l'infini.
Merci beaucoup. Et pour terminer, Seb,
aurais-tu un mot de la fin pour nous ce soir?
Méfiez-vous toujours de vos amis,
surtout ceux à qui vous devez
des sommes d'argent.
Écouter Distorsion
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